Vingt ans après le 11 septembre, des images toujours aussi sidérantes

11 septembre, au cœur du chaos. France 3 Lundi, 21.05

11 SEPTEMBRE, AU COEUR DU CHAOS
©© Terraxplorer / Getty Images - BBC

On a beau y avoir assisté en direct, voici 20 ans, dans un état de totale sidération, revoir les images de deux avions qui viennent s’encastrer dans les tours du World Trade Center, à New York puis les voir s’effondrer, l’une après l’autre, dans un fracas assourdissant, reste un moment d’une rare intensité. Car plus que deux immeubles gigantesques, dressés vers le ciel en signe de toute puissance, ces tours étaient des symboles. Ceux de l’Amérique. Et que c’est elle tout entière qui a vacillé ce jour-là.

Dans le documentaire diffusé ce soir, beaucoup de sons, d’images et de témoignages sont inédits. Ce sont ceux échangés entre les ambulanciers, pompiers et premiers secours arrivés sur place mais aussi ceux de New-Yorkais qui ont filmé la scène depuis leur appartement, parfois à quelques centaines de mètres à peine des lieux du drame.

Il y a cette image, bouleversante, d’un bébé au lit avec sa mère. Il est tout petit, il dort. Son père le filme et commente cette belle journée qui va débuter dans la Grosse Pomme. Le bonheur est là, fragile comme cet enfant, mais plein de promesses. Puis, c’est le drame. Et les voici coincés, morts de peur et d’inquiétude pour leur nouveau-né. Impossible de sortir ; le quartier est bouclé ; on évacue certains immeubles.

Après le premier choc à 8 h 46, à peine un quart d’heure plus tard, à 9 h 03, une autre déflagration est entendue. Certains étudiants, qui sont montés sur les toits, filment la scène, incrédules. On entend des cris mais personne ne pense un instant que ces monstres d’acier, de béton et de verre pourraient s’effondrer comme des châteaux de carte.

C'est dans les pas des pompiers que l'on s'engage ensuite, eux qui investissent les niveaux inférieurs des tours, avant de s'élever dans les étages pour tenter de sauver un maximum de vies. Une équipe est en train de remonter, demande que l'on envoie des renforts. Et puis plus rien. "Ce sera leur dernier échange", dit le commentaire, en off. C'est glaçant.

Couverts de poussière, fuyant un nuage qui semble tout emporter sur son passage, les employés qui quelques instants plus tôt étaient encore au 80e étage de l’un ou l’autre tour, ne sont plus que des fantômes. Ils n’ont pas compris, encore, qu’ils viennent d’échapper au pire attentat terroriste que les États-Unis aient connu sur leur sol. Et loin de se douter qu’une guerre vient de commencer.

Il ne faudra pas longtemps pour que des troupes américaines débarquent en Afghanistan pour aller combattre les soldats de Ben Laden. Il leur faudra en revanche vingt ans pour quitter le pays dans le désordre que l’on a vu ces derniers jours sur toutes les chaînes info du monde.