Après le son, Stromae dévoile le clip de son nouveau single (VIDEO)

Après le son, le Bruxellois a dévoilé le clip qui accompagne “Ma santé”. Trois minutes 24 secondes qui conduisent loin de la Belgique.

Après le son, Stromae dévoile le clip de son nouveau single (VIDEO)
©Michael Ferire

Ce vendredi 15 octobre, tout s’est accéléré concernant le retour de Stromae. Après les séances d’enregistrements à Dubaï révélées par la DH en décembre dernier et l’annonce de trois dates de concert lors de festivals cet été (Les Ardentes, Werchter Boutique et Rock-en-Seine), le maestro a surpris tout le monde avec son nouveau single. Le réveil n’avait pas encore sonné chez beaucoup qu’il dévoilait “Santé”, son nouveau titre… sans clip. Pour la vidéo, il fallait attendre 18 heures, sur YouTube. À l’heure convenue, nous étions devant notre écran pour voir ce que nous allions voir. Et, il faut être honnête, la déception prend le dessus. Il n’y a pas l’effet “waouw” auquel on s’attendait.

Comprenons-nous. “Santé” n’est pas un mauvais titre. Il serait sorti en 2013-2015, il était tout à fait dans la lignée des autres morceaux qui ont fait le succès colossal de Racine carrée, 5,6 millions d’exemplaires vendus ! D’ailleurs, à l’écoute, on se dit que, pour Stromae, le temps s’est arrêté. Il a repris l’histoire exactement où elle s’était arrêtée après son burn-out. Et c’est peut-être là le souci.

Depuis “Alors on danse”, Stromae nous avait habitués à toujours surgir là où personne ne l’attendait. Qui a pu oublier le formidable buzz qui a précédé la sortie de “Formidable” ? Ces images de lui dans bruxelles, supposément bien imbibé par l’alcool, que l’on pensait volées. Oi le clip de “Papaoutai” dans lequel il était figé comme une statue de cire. Ou encore cette séquence mythique où, en compagnie de Jamel, il compose “Alors on danse” à coups de “son de canard malade” et de “chien kabyle qui aboie”.

Ici, rien de tout ça. Stromae fait du Stromae. Ça tombe bien, c’est ce qu’il fait de mieux. Mais il manque ce petit je-ne-sais-quoi qui le propulsait précédemment dans une stratosphère que beaucoup lui enviaient. Même le clip nous laisse quelque peu sur notre faim. Il est très bien réalisé, comprend de belles images et met toujours en valeur les gens. L’univers y est, mais, là aussi, on attendait ce grain de folie qui faisait tout le sel de “Papaoutai”.

Déception ? Oui, mais en reconnaissant au maestro qu’il a conservé son univers. D’où cette question : n’est-on pas devenu trop exigeant à son égard ? Ne devrait-on déjà pas considérer qu’après tout ce qu’il a enduré avec son burn-out, c’est déjà en soi un miracle qu’il soit de retour ? Ne devrait-on pas célébrer cette résurrection musicale juste pour ce qu’elle est, un événement en soi ? Probablement. Certainement même. Mais voilà, avec les idoles, on en veut toujours plus. N’est-ce pas aussi cela qui l’a conduit à dérailler il y a six ans ?

“Tout ça pour ça”, entend-on certains dire après la diffusion du clip. Oui, le retour de Stromae ne se fait pas avec tambours et trompettes, grand-messe, tout le troulala. Ne serait-ce pas sa manière à lui de garder le contrôle ? De reprendre contact avec le métier après son accident de parcours ? Alors, plutôt que de parler de déception, disons plutôt que nous sommes restés sur notre faim. Attendons d’entendre l’album. C’est peut-être là que le maestro fera parler ses recettes magiques. Et réjouissons-nous qu’il n’a pas perdu son art.