Jean-Claude Van Damme, futur Premier ministre belge: "La Belgique n’a pas besoin d’une élection, mais d’une érection"

Une série va mettre en scène l’acteur dans un rôle inattendu. Des demandes de tournage ont été faites auprès du parlement fédéral.

CVD & I.M.
Jean-Claude Van Damme, futur Premier ministre belge: "La Belgique n’a pas besoin d’une élection, mais d’une érection"
©BELGA

Non, vous ne rêvez pas. Jean-Claude Van Damme se glissera prochainement dans le costume de Premier ministre à la tête du gouvernement J-C 1er. Ce sera dans le cadre d’une série à venir sur Canal +. Le scénario ne manque pas de piquant. Tandis que la Belgique est en proie à une énième crise politique et sans gouvernement depuis 500 jours, Jean-Claude Van Damme (dans son propre rôle) qui traverse une période de gros creux et tourne dans des publicités pour subsister, est invité à recevoir une décoration des mains du roi. Sauf qu’accaparé par la situation politique, le souverain est remplacé lors de la cérémonie. Voilà qui fait sortir Jean-Claude Van Damme de ses gonds. Captées par les caméras, les images deviennent virales sur la Toile. Une popularité que les autorités du pays décident de mettre à profit. Nommé Premier ministre, il est leur marionnette qui sert à cacher d’autres desseins. Sauf que J-C 1er a plus d’un tour dans son sac et s’avérera être le sauveur de cette Belgique unie qu’il chérit tant dans la vraie vie.

Le tournage de J-C 1er doit avoir lieu cette année. Des demandes pour filmer dans le parlement fédéral ont été déposées. Seront-elles acceptées ? Pas sûr, car on ne fait pas ce qu'on veut dans des lieux importants comme une assemblée. Question d'image et de crédibilité. À nos confrères de LN24, le député fédéral Ecolo Gilles Vanden Burre a précisé que "l'important est de voir quel est l'objectif de la série" .

Si les producteurs de J-C Ier ont sollicité l'autorisation de tourner au parlement fédéral, étant donné le synopsis, il y a de fortes chances que le scénario implique la monarchie, le roi étant un protagoniste incontournable dans toute formation de gouvernement. C'est lui qui est à la manœuvre pour désigner les explorateurs, informateurs, formateurs et autres démineurs.

Nous avons contacté le Palais royal pour savoir s'il reçoit régulièrement des demandes de tournage. "Nous en recevons mais c'est très rare. Et notre politique générale est de ne pas ouvrir le palais pour des fictions, explique Xavier Baert, le porte-parole du Palais royal. Le palais de Bruxelles est un lieu de travail pour les souverains mais aussi pour de nombreux collaborateurs. Quant au château de Laeken, c'est la résidence de la famille royale. On n'a pas pour habitude de les mettre à disposition pour être des décors de cinéma ou pour la télévision. Ce n'est pas leur finalité. D'autant plus que lorsqu'il s'agit de fictions, il y a souvent une finalité commerciale, ce que nous prenons en compte."

À sa connaissance, il n'y a pas eu de fiction qui a pu être tournée dans ces sites. Et pour les documentaires, le Palais royal est aussi très restrictif mais les demandes, plus nombreuses, notamment pour les serres de Laeken, sont analysées plus en profondeur. "On vérifie la qualité des projets. Il faut qu'ils soient informatifs, mettent les lieux en valeur ou aient un intérêt historique, par exemple. Nous avons participé à des tournages pour des documentaires au sein du Palais, mais cela reste plutôt rare."

Le son de cloche est identique au Parlement européen, autre lieu ultra-sécurisé pour lequel des sollicitations régulières sont déposées. "Si le Parlement est ouvert aux médias pour couvrir l'actualité de l'institution, pour les œuvres de fiction, les autorisations sont beaucoup plus rares. Elles sont même exceptionnelles", précise Delphine Colard, porte-parole adjointe de l'institution.

Récemment pourtant, une série franco-germano-belge primée a pour cadre le Parlement européen : Parlement. Si ce projet à reçu le feu vert, c'est parce que l'institution est en tant que telle au cœur de l'histoire. On y suit les tribulations d'un assistant parlementaire qui essaye de faire adopter un amendement, ce qui permet de découvrir le Parlement européen et son fonctionnement. En revanche, toute demande qui n'aurait pour objet que de l'utiliser comme décor est systématiquement refusée. "Il n'est pas question de venir tourner un téléfilm dans lequel une personne serait juste dans le décor du Parlement européen."

En dehors de la série Parlement, il y a très peu d'exemples de tournages dans l'institution. "Et ceux qui existent remontent à longtemps", précise Delphine Colard.

Il existe de nombreuses Maison Blanche

Tourner à la Maison Blanche étant impossible pour d'évidentes raisons de sécurité, Hollywood s'est montré créatif. Et écoresponsable puisque plusieurs décors ont été utilisés dans plusieurs films. C'est le même bureau ovale qui apparaît dans Le Président et Miss Wade, Nixon et Independance Day. Mais la palme revient au décor construit en 1992 à Los Angeles, par la Warner, pour Président d'un jour. Il a, depuis, été utilisé des dizaines de fois, notamment dans Les Pleins Pouvoirs, Contact, Hot Shots 2. Parfois, ce sont simplement des bouts de décors qui ont été réutilisés (L'Affaire Pélican, Danger immédiat).

Il est tout aussi interdit de tourner au Vatican. Tom Hanks s'en est bien rendu compte au moment d'Anges et démons. Les lieux sacrés ont donc été reconstruits en Californie. De nombreux films mettant en scène l'intérieur du Vatican ont été tournés dans les studios de Cinecitta, à Rome.

En revanche, le château de Versailles - qui n'est plus le siège du pouvoir, il est vrai - accueille volontiers les tournages. Et ils ont été très nombreux. Outre les émissions de télévision consacrées aux lieux, parmi les longs métrages, on citera Si Versailles m'était conté, Marie-Antoinette, Angélique et le Roy, Valmont, Le Roi danse, Un peuple et son roi (avec Gaspard Ulliel).