Les contenus en ligne majoritairement visés par des plaintes au CDJ

Le Conseil de déontologie journalistique, association d'autorégulation compétente en Fédération Wallonie-Bruxelles et en Communauté germanophone, a reçu 146 plaintes et 111 demandes d'information en 2021, ont annoncé ses représentants lundi lors d'une conférence de presse.

BELGA
Les contenus en ligne majoritairement visés par des plaintes au CDJ
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Plus d'une plainte sur trois (54) concernait le traitement journalistique de la crise sanitaire. Sur les 146 plaintes enregistrées (contre 153 en 2020), 116 (79%) ont été déclarées recevables, un pourcentage quasi identique à l'année 2020 (77%). Parmi les 30 plaintes jugées irrecevables, 10 l'ont été pour défaut d'identité (les plaignants sont tenus de dévoiler leur identité), six pour absence de motivation, cinq parce qu'elles étaient hors délai (les plaignants disposent d'un délai de deux mois après publication) et une pour absence de précision sur la production visée. Huit autres plaintes dépassaient les compétences matérielles et territoriales du CDJ. Au total, 68 plaintes ont donné lieu à l'ouverture d'un dossier de médiation (9) ou d'instruction (59).

Le Conseil de déontologie constate que le nombre de citoyens ayant introduit des plaintes sans s'estimer directement concernés ou préjudiciés par les productions visées (57%) est en constante augmentation depuis le début de la pandémie. Les plaintes introduites par des particuliers, tous sujets confondus, atteignent en outre 82%. Ces signalements concernent majoritairement la question de la recherche et du respect de la vérité. "C'est un phénomène interpellant qui démontre que tout le monde comprend que le rôle premier de la presse est de dire la vérité", note Marc de Haan, président du CDJ. "Toutefois, il nous faut prendre garde au risque d'instrumentalisation. Certains, plutôt que de s'inscrire dans une démarche citoyenne positive peuvent avoir comme motivation de faire aboutir leur propre vision."

Parmi les 54 plaintes portant sur le traitement journalistique de la pandémie, 65% ont été déclarées irrecevables. Toutefois, le CDJ traite ces plaintes "avec la plus grande rigueur" et, certaines ont fait l'objet d'une ouverture de dossier, ce qui signifie que la question déontologique soulevée était pertinente et devait être tranchée par le CDJ.

Par ailleurs, le Conseil de déontologie constate que, globalement, la majorité des plaintes (49%) portait sur des contenus publiés en ligne, signe d'une évolution concrète dans les modes de consommation de l'information. Les contenus télévisuels constituent 29% des plaintes, tout comme la presse en ligne. La presse "papier" ne représente quant à elle plus que 7% des signalements enregistrés.

La RTBF et RTL occupent les premières places en nombre de dossiers ouverts avec, respectivement, 13 et 11 dossiers. En troisième position, une catégorie "divers" regroupe pas moins de 16 médias différents. Les plaintes à l'encontre du groupe Sudinfo (ex-Sudpresse) poursuivent quant à elle la baisse observée l'an dernier, plaçant le groupe en quatrième position. Dans 52% des avis sur plainte rendus par le CDJ, le Conseil a constaté l'absence de faute déontologique.

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