Après ses insultes envers Louis Boyard, Cyril Hanouna revient à l'antenne et riposte: "Je ne m'excuse pas du tout"

La tension ne baisse pas entre Cyril Hanouna et le député LFI et ex-chroniqueur de "Touche pas à mon poste" Louis Boyard, après les insultes en direct de l'animateur sur l'élu la semaine dernière.

 La justice française et l’Arcom vont examiner le nouveau dérapage de Cyril Hanouna.

La semaine dernière, le ton était monté sur le plateau de TPMP entre le présentateur Cyril Hanouna et Louis Boyard, ancien chroniqueur de l'émission. Les propos avaient dégénéré quand le second avait accusé les "cinq personnes les plus riches" de France d'"appauvrir l'Afrique", en citant notamment Vincent Bolloré, propriétaire du groupe Canal+.

"Toi t'es une merde" avait rétorqué l'animateur, après avoir traité le député d'"abruti", de "bouffon" et de "tocard".

Alors que Louis Boyard a annoncé qu'il "déposerait une plainte" pour les insultes de l'animateur, Hanouna était de retour à l'antenne lundi soir, pour la première fois depuis l'algarade. Il a réitéré les demi-regrets qu'il avait exprimé pendant le week-end.

"Sur la séquence, je ne m'excuse pas du tout" mais "je regrette les propos injurieux", a-t-il dit.

Tous les chroniqueurs de l'émission ont volé au secours de leur chef de file, critiquant leur ancien collègue.

"Quand on fait ce métier et qu'on vous a tendu la main (...) je trouve ça incroyable, il y a des choses qui ne se font pas", a déclaré Benjamin Castaldi.

"Vous avez beaucoup aidé" Louis Boyard en l'embauchant dans l'émission, "il doit plutôt vous dire merci, c'est grâce à vous qu'il a été élu député", a par exemple affirmé Bernard Montiel.

L'animateur a rappelé que Louis Boyard avait touché des cachets de C8 pour ses participations à son émission ("6.784 euros", selon les chiffres donnés par Cyril Hanouna).

Le public continuera "de regarder"

Cyril Hanouna et d'autres chroniqueurs ont relevé que Jean-Luc Mélenchon et d'autres figures de LFI ne s'étaient pas exprimés sur l'affaire.

"La gauche, il veulent pas nous envoyer" de représentants après cette affaire, mais "ça va vite changer, on espère que ça va changer dès demain", a lancé Cyril Hanouna.

"Moi je suis pour aller aux émissions qui nous donnent la parole, à partir du moment où on a le droit de dire ce qu'on veut. Même parmi les spectateurs de TPMP, des gens ont été choqués. Mais ils ne vont pas arrêter de regarder pour autant", a indiqué un député LFI, sous couvert de l'anonymat.

Bolloré, "un ami"

Par ailleurs, Vincent Bolloré n'est "pas mon patron", mais "un ami de 20 ans", a également souligné lundi soir Cyril Hanouna, pour justifier sa colère face à son ancien chroniqueur Louis Boyard, qui a réaffirmé lundi en conférence de presse que Vincent Bolloré était "l'incarnation de la Françafrique" et qu'il est "essentiel que les médias conservent leur indépendance par rapport à ces milliardaires" .

"Un ami qui m'a toujours soutenu, qui était le seul à m'appeler quand j'avais 200 euros par mois et par semaine parfois (...) le seul qui prenait des nouvelles, le seul", a encore affirmé Cyril Hanouna.

Venus sur le plateau, trois députés de la droite de l'hémicycle (Karl Olive de Renaissance, Pierre-Henri Dumont de LR, Julien Odoul du RN) et un ancien député PS soutien de la majorité présidentielle (Eduardo Rihan Cypel) ont critiqué les insultes de Cyril Hanouna, mais ont réservé leurs mots les plus durs pour Louis Boyard.

"Je pense Cyril que vous avez été catastrophique, notamment dans la forme", a dit Karl Olive, invitant l'animateur vedette à s'excuser "par rapport à l'ensemble des députés et à l'institution".

Mais "il a fait quoi dans sa vie Louis Boyard" a attaqué Pierre-Henri Dumont, brocardant la "stratégie du buzz permanent", tandis que Julien Odoul évoquait "la stratégie de la victimisation permanente".