Streaming ou télévision ? Une étude sur ce que regardent les Belges surprend

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a présenté les résultats de la seconde édition de son étude "Médias : Attitudes et Perceptions" (MAP), qui porte sur les habitudes des Belges francophones.

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L’étude Médias : Attitudes et Perceptions (MAP) étude interroge le développement des modes de consommation des services de médias audiovisuels. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a présenté les résultats de 2021, la première réalisée après le confinement. En voici la synthèse.

  • La télévision demeure le mode de consommation prépondérant…

Contrairement à l’idée reçue selon laquelle le visionnage de la télévision disparaîtrait au profit de la vidéo à la demande, l’étude MAP montre pour 2021 comme pour 2019 que la télévision reste le mode de consommation le plus populaire puisqu’elle est regardée, que ce soit ou non en combinaison avec la vidéo à la demande, par 72,2 % des personnes interrogées en 2021.

  • …mais la consommation de vidéo à la demande est un incontournable

Cependant, cette prédominance de la consommation de télévision n’empêche pas la vidéo à la demande d’être un incontournable dans les habitudes de consommation. En effet, en 2021, 56,8 % des répondants en consomment, en partie de manière combinée à la télévision (+3,4 % par rapport à 2019).

  • Les acteurs locaux concurrencent les offres internationales…

MAP analyse la notoriété des services de vidéo à la demande sur le marché belge francophone.

En 2021, les offres des télédistributeurs (Proximus, Telenet, VOO…) font leur entrée dans le top 5 de notoriété auprès du grand public avec une hausse de +3,6 %.

Ces offres sont désormais connues par 79,7 % des répondants en 2021 contre 76,1 % en 2019. Elles arrivent juste derrière Instagram (82,2 %), Facebook (91,5 %), Netflix (91,7 %) et YouTube (93,8 %).

Disney + et TikTok, qui n’étaient pas repris dans le questionnaire de 2019, font une percée impressionnante puisqu’ils sont aujourd’hui connus respectivement par 71,2 % et 73,6 % des personnes interrogées.

  • Netflix est en 2021 au premier rang des services les plus utilisés

Si l’on s’intéresse ensuite au taux d’utilisation des différents services en 2021, on note que les cinq services de VOD les plus utilisés sont presque identiques aux cinq services les plus connus. On relèvera, néanmoins, que RTBF Auvio intègre ce classement.

Lorsqu’on compare ce top 5 entre 2019 et 2021, on observe que les offres des télédistributeurs ainsi que RTBF Auvio se maintiennent parmi les cinq offres de VOD les plus utilisées en Belgique francophone, avec respectivement 66,4 % (+5,7 %) et 56 % d’utilisation.

Devant RTBF Auvio et les offres des distributeurs, on retrouve Facebook en troisième position (71,9 %), YouTube en seconde (74,6 %) et enfin Netflix en première position avec 75,7 % de répondants qui déclarent utiliser ce service.

  • Pour quelle(s) raison(s) regarde-t-on la télévision et quel(s) contenu(s) regarde-t-on sur un service de vidéo à la demande ?
  • Conclusion : Télévision ou VOD ? Une question de complémentarité

Les résultats de MAP 2022 confirment la tendance générale de complémentarité entre la consommation de la télévision et de la VOD observée dans MAP 2020. Si la télévision reste le mode de consommation le plus populaire, son usage complémentaire avec la VOD est ancré dans les pratiques de consommation des Belges francophones.

À cet égard, les études MAP montrent que la complémentarité demeure un choix privilégié par 35,2 % (2021) et 34,4 % (2019) des consommateur.trice.s. Cependant, en 2021, 37 % des répondants déclarent regarder uniquement la télévision, contre 21,5 % qui ne regardent que de la VOD. Par ailleurs, en 2021, on constate une diminution du nombre de personnes qui ne consomment pas de contenus audiovisuels, donc ni télévision ni vidéo à la demande (6,3 % des répondants en 2021, soit -2,4 % par rapport à 2019).

  • Méthodologie

L’étude a porté sur la population âgée de 15 ans et plus résidant en Fédération Wallonie-Bruxelles. L’échantillon porte sur 2200 individus statistiques. La marge d’erreur des résultats globaux est de 2,09 %.

À lire : l'étude MAP du CSA