"Plus belle" la fin du feuilleton quotidien

Les fans ont répondu présents en grand nombre pour l'épisode final du "plus long feuilleton de l'histoire de la télévision française". Des adieux à jamais ? Pas si sûr…

© Olivier MARTINO - FTV - TELFRANCE
PRIME 29 
Thierry Ragueneau (François Marci) 
Cécilia Hornus (Blanche Marci) 
Anne Decis (Luna Torres) 
Nicolas Berger Vachon (Bastien Castel) 
Léa François (Barbara Evenot / castelli) 
Marwan Berreni (Abdel Fedala)
 
Sylvie Flepp (Mirta Torres)
Tous les personnages de "Plus Belle la vie" étaient réunis pour l'épisode final de vendredi ©Olivier Martino

Plus belle la vie, le plus long feuilleton de l’histoire de la télévision française, a bouclé son ultime tour de piste vendredi sur France 3 (dès jeudi soir en Belgique). Un événement qui n’est pas passé inaperçu puisqu’il a été suivi par près de trois millions de fidèles. Des téléspectateurs curieux de savoir quels horizons attendaient leurs personnages préférés au cours de ce fameux 4 665e épisode.

La force de Plus belle la vie tenait bien sûr à la diversité de ses personnages, mais aussi aux thèmes abordés au cours de 18 années en lien direct avec l’actualité économique, sociale et politique française : violences contre les femmes, mariage homosexuel, discriminations multiples, montée de l’extrême droite, harcèlement scolaire… Aucun des faits (divers) qui secouent la société française n’est éludé. Même si le cœur vibrant du feuilleton résonne ailleurs : intrigues amoureuses, disparitions intrigantes et querelles de voisins...

Tous les personnages du feuilleton quotidien français "Plus belle la vie" réunis au moment du grand salut final.
Tous les personnages du feuilleton quotidien français "Plus belle la vie" réunis au moment du grand salut final.

Pour Marseille, le manque à gagner est tel que France Télévisions s’est engagée à tourner une dizaine de fictions dans la région au cours de la prochaine saison afin de compenser en partie cette perte économique majeure. Le tournage représentait une manne économique en termes d’emplois, avec des centaines de techniciens, assistants et intermittents du spectacle qui travaillaient sur ce programme quotidien au Pôle média de la Belle-de-Mai, dans le 3e arrondissement de Marseille. Et des retombées touristiques majeures avec les milliers de curieux attirés chaque année dans le quartier du Panier, reflet du fameux Mistral, quartier fictif et célèbre décor où étaient produits les cinq épisodes hebdomadaires.

L’ultime rendez-vous, baptisé Sept mariages pour un enterrement, a proposé une fin heureuse et ouverte telle que promise par le producteur du feuilleton, Serge Ladron de Guevara. On parle d’une possible prolongation sur les planches voire d’un retour dans quelques années… L’avenir le dira.

Post-scriptum sur scène ?

Au temps de sa plus grande gloire, le feuilleton était suivi par près de 5 millions de fidèles au quotidien, autant de fans se moquant éperdument des reproches faits à leur soap un peu fauché mais 100 % sincère malgré les décors en carton, les scénarios abracadabrantesques et les interprétations approximatives. Ce qui les séduisait ? La diversité des personnages ancrés dans un quartier riche de sa mixité sociale, partageant petites galères et grandes joies en résonance avec une réalité 100 % made in France.

À l’heure où le quartier du Panier est l’un des plus convoités de Marseille, la fin de Plus belle la vie sonne pour certains comme la fin de l’insouciance.

nb*: Exactement 2,8 millions de fidèles sur France 3, soit 14 % de PDM