Un homme aux multiples visages

Dans "L’homme de nos vies", Jonathan Zaccaï ("Le Bureau des légendes") incarne un escroc briseur de cœur.

Aurélie Parisi
MAIRIE MARIAGE
©Davis KOSKAS/SIBARO FILMS/SHINE FICTION/M6

Série Tantôt Amaury, tantôt Nathan ou encore Roman, Jonathan Zaccaï n'a jamais incarné autant de rôles que dans L'homme de nos vies, série dramatique diffusée sur La Une ce jeudi soir. Et, pour cause, il y interprète un manipulateur qui change d'identité comme de chemise et qui séduit des femmes afin de les escroquer. La liste de ses victimes est longue mais l'une d'entre elles, Camille, qui voit clair dans le jeu de celui dont elle était tombée amoureuse, est bien déterminée à le faire tomber…

Inspirée de l'histoire de vrais escrocs, comme Derek Alldred, qui a volé plus de deux millions de dollars à une vingtaine de femmes, le gourou Jacques Masset ou encore Simon Leviev, le fameux "arnaqueur de Tinder" à qui Netflix a consacré un film, cette série est portée par un casting cinq étoiles. À ses côtés, Jonathan Zaccaï retrouve Odile Vuillemin, à qui il avait donné la réplique dans Il est elle, mais également Hélène Noguerra, Flore Bonaventura ou encore Élodie Frégé.

Comment s’est passé le tournage entouré de toutes ces femmes ?

J’ai eu du plaisir à tourner avec chacune d’entre elles. J’avais déjà joué avec Odile Vuillemin et j’ai fait de belles découvertes, notamment Flore Bonaventura parce que j’ai pas mal de scènes avec elle. La cruauté de mon personnage ressort d’ailleurs bien avec Oriane, le personnage qu’elle interprète. On ne parle pas ici d’un séducteur ou d’un Don Juan mais bien d’un mec manipulateur et très dangereux.

Les scènes aux côtés de Flore Bonaventura font-elles partie de celles qui ont été les difficiles à jouer émotionnellement parlant ?

Oui, clairement, parce que mon personnage s’est montré odieux avec Oriane. On peut même parler de cruauté au premier degré. Il lui a tendu un piège horrible.

Comment avez-vous préparé ce personnage aux multiples visages ? Vous êtes-vous inspiré de l’histoire de manipulateurs notoires ?

J’ai évidemment lu ce qui avait été écrit sur ces escrocs. Ce qu’ils ont pu faire est affreux. Mais, la série n’est pas totalement réaliste. J’ai plutôt réfléchi à la meilleure façon de se transformer par rapport à l’histoire que cet homme a avec chaque femme. Il s’adapte à chacune de ses victimes et trouve leur faille avant de les escroquer.

Dans la série, vous êtes comparé à Bradley Cooper…

(rires) Ça reste une comparaison de scénariste. Je suis habitué à être comparé à d’autres acteurs. Un jour, c’est Didier Bourdon, l’autre Bruce Willis. Ça peut aller dans tous les sens !

Comment sélectionnez-vous les rôles qu’on vous propose ?

J’aime bien la variété de genre, les personnages un peu contradictoires. Je n’ai pas envie d’être enfermé dans un style de rôle. Je peux passer du drame à la comédie. Dans L’homme de nos vies, je joue un manipulateur mais dans Petit Miracle (film dont la sortie est prévue le 25 janvier en France, NdlR.), j’interprète un directeur d’Ehpad dépassé par son travail. Et plus tard, un professeur en fac de cinéma dans Le cours de la vie (film dont la sortie est prévue le 3 mai 2023 en France, NdlR.).

On vous attend également dans une série américaine…

Je viens, en effet, de finir le tournage de Monsieur Spade, un film américain créé par Scott Frank, le réalisateur de la série Le Jeu de la dame, où l’on retrouve notamment Clive Owen, un acteur très professionnel et sympathique. C’était une belle expérience. J’en ai profité à fond.A.P.