Le monde entier la connaît comme étant la reine du roman policier, celle qui a donné vie à Hercule Poirot et à Miss Marple, mais également au Crime de l’Orient Express, aux Dix petits nègres et à Mort sur le Nil. Le documentaire Agatha Christie, la reine du crime, dresse toutefois un portrait plus personnel de la Britannique qui, à l’origine de 66 romans, autant de nouvelles et plus de 30 pièces de théâtre, est toujours restée une femme humble et proche de sa famille. “Curieusement, j’ai de mes activités littéraires, un souvenir vague et superficiel. Je ne crois pas que je me considère comme un véritable auteur”, avait-elle déclaré.

Aussi grande sa carrière était-elle, Agatha Christie se sentait, avant tout, une épouse, une mère et une grand-mère aimante et dévouée à sa famille avec qui elle profitait de chaque moment. Un amour qu’elle avait elle-même connu étant enfant. “Elle était hors du commun. Mon père entretenait de relations très étroites avec elle. S’il avait existé un prix de la meilleure grand-mère du vingtième siècle, elle l’aurait eu parce qu’elle le gâtait. Elle était charmante, chaleureuse et gentille. Et, à côté de ça, c’était un génie”, confie James Prichard, son arrière-petit-fils, dans le documentaire.

Selon Mathew Prichard, son petit-fils, la romancière n’en avait que faire, de la célébrité. “Il me semble que de nos jours, beaucoup de gens ne vivent que pour ça. Ma grand-mère était l’exact opposé. Elle ne souhaitait pas devenir célèbre. Elle voulait rester chez elle écrire des livres, être avec sa famille et soutenir son mari (le deuxième, NdlR) qui était archéologue.” Elle-même avouait “manquer singulièrement d’ambition.” “J’ai écrit, certes, des livres et des histoires. Ils ont été publiés. Et, j’ai commencé à m’habituer au fait que je pouvais compter sur une source de revenus stable. Mais, être une femme mariée était un métier en soi. C’était le mien. À côté, j’écrivais des livres”, disait-elle.

La première Anglaise à faire du surf debout

Bien qu’attachée aux traditions, Agatha Christie était une femme anticonformiste et moderne. Lorsqu’elle a suivi son premier mari, le militaire Archibald Christie, aux quatre coins du monde (un voyage qui a inspiré nombreux de ses bouquins à succès), cette grande aventurière est probablement devenue la première Anglaise à faire du surf debout. C’était à Honolulu, en 1922. “Voilà encore un exemple qui illustre son envie de tout essayer”, lance son petit-fils.

Très indépendante, la romancière réalise également un de ses rêves en obtenant son permis de conduire et en s’achetant une voiture avec ses droits d’auteur. Un acte de liberté absolue pour l’époque…