Après une autobiographie et un roman, intitulé L'Amour fou (peut-être un hommage voilé à Frédéric François?), Françoise Hardy a repris la plume pour écrire Avis non autorisés...  Un ouvrage classé dans la catégorie "essai", sans doute faute de classement définissant mieux ces livres où l'auteur noircit des pages en flinguant allègrement tout ce qui bouge. "Le fil conducteur, c'est tout ce qui m'énerve en permanence" a d'ailleurs confié l'auteure au 28 minutes d'Arte.

Ce n'est certainement pas par hasard que Laurent Ruquier a invité Françoise Hardy sur le plateau d' On n'est pas couché. L'animateur ne s'est effectivement pas privé pour lire, avec un plaisir presque enfantin, les quelques feuilles réservées à son chroniqueur Aymeric Caron, littéralement taillé en pièces par la chanteuse sans même voir son nom cité.

Françoise Hardy décrit en fait le passage de Maud Fontenoy sur le plateau du talk-show de France 2, confrontée à "un journaliste, détenteur de la vérité lui aussi, qui agresse d'autant plus durement ses interlocuteurs qu'ils ne sont pas de gauche comme lui."

"Adepte du régime végétarien", poursuit la chanteuse-écrivaine (histoire d'être sûre qu'on ait bien reconnu Aymeric Caron, même sans citer son nom), "ce chroniqueur donne l'impression que c'est le seul qui vaille non seulement pour la santé, mais pour l'avenir de la planète. Il l'imposerait au monde entier si c'était en son pouvoir."

Entre d'autres mots durs, à découvrir dans la vidéo ci-dessus, Hardy ajoute cette description peu élogieuse du futur ex-chroniqueur de Laurent Ruquier : "L'auto-satisfaction qui allume son regard à la fin de ses charges télévisées, quand il croit avoir définitivement acculé une victime [...] évoque la jouissance sadique ressentie par certains à tuer avec des mots."

Et de conclure, tout de même, sur une explication salvatrice, au cas où personne n'aurait fait cette déduction quasi sherlockienne : "Mais n'a-t-il pas beaucoup d'excuses, puisque c'est ce que la production lui demande, ce pourquoi elle le rétribue, et qu'il faut bien gagner sa vie, n'est-ce pas?"