L'auteur et comédien français Nicolas Bedos était l'invité du Supplément de Canal+. Cette interview, dirigée par Maïtena Biraben, était l'occasion d'en savoir un peu plus sur la vie personnelle du flingueur de chez Ruquier.

Et de confidences, il en sera abondamment question. L'homme de 33 ans assure ainsi sur le plateau revenir de très loin. "J'ai eu pas mal de problèmes. Et parfois, la reconnaissance est un pansement. C'est valable pour beaucoup de métiers, les gratifications narcissiques, ça peut un tout petit peu soulager d'un chagrin d'amour, d'une dépression, d'une crise d'angoisse. J'ai été suicidaire, maladivement timide et le succès m'aide à vivre."

S'il apparaît si à l'aise dans l'émission de Laurent Ruquier, Nicolas Bedos se cache en réalité sous une vraie carapace. "Même quand je suis en train de faire le malin et de la ramener chez Ruquier, vous ne savez pas le kilo d'angoisses qu'il y a derrière... Je suis un arrogant qui cache beaucoup de flips. Et je ne dis pas ça pour me dédouaner de ce que je peux avoir d'antipathique. C'est la vérité."


"Je travaille comme une brute"

Interrogé sur Dieudonné, qu'il aime attaquer, le fils de Guy Bedos n'en démord pas. "Je regarde des émissions comme la vôtre, Maïtena, comme le Grand Journal et je vois des gens très sérieux en train de blâmer ce type et je sens, via Twitter et partout, que sans l'humour, il ne se passe rien. Il n'y a que des culs serrés, des professeurs de morale. Et je me dis qu'il faut que j'utilise mes armes, mon goût de la provocation pour aller sur son terrain et me foutre de sa gueule. Dites-vous bien qu'en plus d'être antisémite avéré, ce type est mysogine et homopobe!"

Quant à l'élaboration de ses interventions chocs, l'auteur et comédien confie que ses textes sont "mâchés, prémâchés, remâchés... Je travaille comme une brute. Je suis quelqu'un de très laborieux dans mon travail".


Il se lâche sur sa mère

La fin de l'interview va certainement choquer certains, tant le chroniqueur est allé loin dans la satire. En effet, alors qu'une photo de sa mère est présentée à l'écran, Nicolas Bedos va faire un commentaire certes empreint d'humour mais quelque peu déplacé. "Qu'elle était belle, qu'elle était belle, qu'elle était belle. Je n'ai jamais pu la niquer. C'est le drame de ma vie, et depuis j'essaie de me rattraper sur tout ce qui bouge."

Et l'auteur de reconnaître: "Voilà une phrase susceptible de faire un zapping et que je regretterai dans 10 minutes". Pas sûr pour autant qu'il tournera 7 fois sa langue dans sa bouche à l'avenir...