Médias & Séries L'histoire commence à l'été 2015. Vincent Bolloré, nouveau chef du groupe Canal+, fait le ménage dans les différentes émissions. Le célèbre Grand Journal voit débarquer à sa tête Maïtena Biraben, présentatrice chez Canal+ depuis 13 ans et en CDI depuis 2008. 

A l'époque, "la direction de Canal+ était prête à tout pour avoir Maïtena" raconte un salarié de la chaîne au média en ligne Les Jours. Le contrat est donc "aussi gros que le désir d'avoir Maïtena Biraben à la tête du Grand Journal" ajoute le média. Et en cas de licenciement, des indemnités conséquentes seraient dues à l'animatrice... sauf en cas de faute grave ou lourde.

Depuis lors, les mauvaises audiences et les retours médiocres sur le nouveau Grand Journal ont décidé à peu près toute la direction d'arrêter la collaboration entre Maïtena et l'émission du soir. D'ailleurs, le communiqué du groupe du 2 juin dernier disait : "Maïtena Biraben a souhaité quitter la présentation du Grand Journal à la fin de la saison. Son énergie et sa passion ont nourri les émissions qu'elle a animées sur les antennes de Canal+. Nous lui souhaitons un plein succès dans ses projets." Une séparation d'un commun accord même si on apprendra plus tard que le groupe Canal était un peu plus d'accord que la présentatrice. Celle-ci touchant toujours ses indemnités de licenciement.

Troisième et dernière étape du feuilleton d'après Les Jours : le 29 juin dernier. L'ancienne présentatrice du Supplément est convoquée par la direction en vue d'être licenciée pour "faute grave". Mais laquelle ? Là est la question ! Le groupe de Vincent Bolloré lui reprocherait "d'avoir tout fait pour aboutir à une situation de blocage pour se faire payer sa clause de sortie, alors qu'elle voulait partir". Une notion bien difficile à objectiver mais que Canal entend faire passer... pour ne pas payer d'indemnités de départ. L'animatrice n'a pas réagi officiellement mais aurait l’intention d’attaquer la chaîne aux prud’hommes.