Tout avait commencé en 1987, sur une chaîne qui s’appelait encore Antenne 2. À la présentation, Patrice Laffont, et derrière des pupitres, des couples venus tester leurs connaissances… sur leur couple."Les mariés de l’A2" étaient sur les rails et allaient voir se succéder les présentateurs (Georges Beller sera le deuxième), les décors et même le nom de l’émission puisqu’en 1995, c’est Jean-Luc Reichmann – depuis belle lurette passé sur TF1 – qui prenait les rennes de la nouvelle mouture intitulée "Les Z’amours". Un programme haut en couleur – et sur fond de dessins inspirés de Roy Lichtenstein et du pop art – dans lequel Madame et Monsieur, sous couvert de questions parfois anodines, dévoilaient leur vie privée, leurs habitudes au lit et leurs attentes souvent cachées.

Mais depuis un petit temps, le vaisseau, qui avait pourtant trouvé une belle vitesse de croisière, avait tendance à prendre l’eau.

Succédant à Reichmann, Tex avait longtemps régalé le public de France Télévision de ces petites piques et autres blagues. Jusqu’à celle concernant les femmes battues. Cette plaisanterie-là n’a fait rire personne et l’animateur a été prié de prendre la porte. Depuis, c’est Stéphane Guillon qui cuisinait des couples parfois lambda, parfois plus coquins – une tendance, audience oblige, qui semblait d’ailleurs se confirmer ces derniers temps. Seulement voilà : en vertu du principe édicté par la nouvelle boss de la télé de service public, Delphine Ernotte-Cunci, il faut désormais faire la part belle aux créations françaises. Or, "Les Z’amours" est l’adaptation d’un jeu américain. Pour la rentrée de septembre, la case devrait donc être occupée, selon nos confrères du Parisien, par une production bleu-blanc-rouge et Stéphane Guillon tiendrait la corde pour en assurer la présentation.

L’arrêt des "Z’amours" est aussi un coup dur pour Arthur. L’animateur-producteur a racheté, l’an dernier, Sony Picture France, qui produit l’émission (et bien d’autres) via son groupe Satisfaction.