Comme chaque année, le CIM a publié, jeudi, son étude "Presse". Inutile de préciser que cette étude 2019-2020 est exceptionnelle dans la mesure où la pandémie de Covid-19 et la période de confinement sont venues bousculer le travail du CIM, mais aussi les habitudes des lecteurs et des internautes. "Une chose est sûre : il est difficile de comparer ces résultats avec ceux des éditions précédentes. Mais ça, vous en avez l’habitude", ironise l’organisme chargé d’évaluer les audiences des médias. Le CIM est en effet habitué aux modifications méthodologiques.

Depuis l’an dernier, l’enquête se compose à la fois de rencontres en face à face (75 % de l’échantillon) et en ligne (25 %). Or, le volet face-à-face a dû être interrompu prématurément en mars, et ce jusqu’à la fin du mois de mai. Pendant la période de confinement, seules 401 enquêtes "online" ont pu être effectuées. Afin de s’approcher, malgré tout, des 10 000 enquêtes habituelles, le CIM a décidé d’intégrer des résultats de la précédente enquête… Cela signifie que l’audience presse (édition papier + éditions numériques) est de facto une mesure pré-Covid (de mars 2019 à mars 2020). En revanche, le volet Internet correspond à la période du confinement (de mars à mai 2020). En résumé, les résultats "Total Brand" (papier + éditions numériques + Web) reposent sur des données hybrides et décalées dans le temps. Cela signifie qu’ils ne donnent pas une image précise de l’impact réel du Covid sur la consommation presse dans son ensemble.

Après ce nécessaire préambule, on se réjouira de voir que l’audience globale de La Libre fait un bond en avant puisque le média quality du groupe IPM touche désormais, chaque jour et tous supports confondus (journal, applications, site), 500 100 personnes (contre 339 700 lors de l’étude 2018-2019) ! "Il est très réjouissant de constater que les autres titres du groupe, que sont La DH et nos nouveaux collègues de L’Avenir, progressent aussi", commente Denis Pierrard, directeur général d’IPM Group. Si on consolide La Libre, La DH et L’Avenir, IPM fait dorénavant jeu égal avec Rossel (Sudpresse et Le Soir). Globalement, on constate que le Covid a permis à la presse quotidienne francophone d’accroître ses audiences. "C’est la preuve, se félicite M. Pierrard, qu’en période troublée le public se tourne encore davantage vers les médias de référence." Il en va d’ailleurs de même pour nos collègues de Paris Match Belgique, dont l’audience globale grimpe à plus de 565 000 personnes.