Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) présente ce matin son bilan annuel des 12 TV locales.

Avec 3 115 journaux télévisés, 800 heures de programmes d’information (magazines, débats et reportages) et 450 heures de programmes culturels, entre autres, le travail et la couverture offerte par les 12 télévisions locales belges restent importants. "L’apport du secteur des télévisions locales au pluralisme et à la diversité du paysage audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles reste marquant" souligne le CSA dans son bilan annuel rendu public ce mercredi matin. Un bilan positif puisque "les obligations légales et les missions de service public sont globalement respectées".

"On note surtout un rajeunissement de la cible et des programmes, tendance qui sera à confirmer l’an prochain", précise Noël Theben, responsable de l’unité Télévision du CSA.

Au-delà même de l’enjeu de l’audience, le Collège souhaiterait voir mieux valorisée la place des jeunes dans la programmation de certaines télévisions locales, via l’éducation aux médias mais aussi via la participation. Un public que les télévisions locales parviennent à mieux toucher grâce à leur présence renforcée sur Internet (portails, contenus 360°, social TV). Cette "évolution nourrit leurs réflexions sur la programmation et sur les modes de production".

L’adhésion en ligne des télévisions locales poursuit sa courbe ascendante entre octobre 2016 et octobre 2017 : + 46 % sur Facebook et + 16 % sur Twitter.

Production propre et développement sur Internet

Au final, "2016 est une année de transition, note encore Noël Theben. Les télévisions locales ont présenté un livre blanc au ministre, portant sur les synergies et les partenariats. Cela se met en place petit à petit. Il faudra voir si cela va évoluer positivement". Divers déménagements, regroupements et changements de direction ont jalonné 2016 "qui produiront leurs effets à terme", tout comme les formations suivies par les équipes qui "devraient permettre de moderniser les modes de production".

Pour la toute première fois, le CSA a constaté que "la durée de la production propre totale du secteur a reculé". Une réflexion est en cours "afin de voir comment prendre en considération le développement de la production destinée à Internet".

Sur l’aspect économique, "on note une diminution constante des recettes publicitaires, mais aussi plus de souplesse au niveau des méthodes de répartition des subsides qui vont permettre aux télévisions locales de faire davantage de coproductions. Il y a aussi plus de transparence du point de vue de la dépolitisation des conseils d’administration des chaînes, ce qui est une bonne chose. Même s’il y a encore du chemin à parcourir…"

Plus de détails sur le site www.csa.be