"Bonne réponse de Jean-Jacques Peroni". Les auditeurs de l'émission "Les Grosses Têtes" n'entendront plus cette phrase presque culte de Laurent Ruquier. Véritable pilier de l'émission et présent depuis 23 ans, Jean-Jacques Peroni sera donc privé d'antenne. L'humoriste de 68 ans a confirmé l'information à nos confrères de Puremedias. Cette décision fait suite à une interview qu'a donnée Peroni à Non Stop People ce jeudi 1er avril.

Dans cette dernière, il s'estimait victime de censure. Il avait notamment avoué "s'emmerder un peu durant l'émission" tout en confessant que les "gens de l'émission ne l'intéressent pas".

Recruté par Philippe Bouvard en 1998, il n'a pas eu que des mots tendres envers la chaîne RTL et Laurent Ruquier. "Comme on est sous la botte à la kommandantur bien pensante, je m'emmerde. J'arrive, je mets les pieds sous la table, je fais le con et je me tire tout de suite après." Avant ensuite d'expliquer: "On est censuré par la bien-pensance et la moraline. Il y a de l'autocensure. Je raconte une blague. Et Laurent Ruquier me dit 'celle-là, on va la couper'. Comme je dis, on n'est pas à France Inter ici, merde !"

Suite à sa mise à l'écart, il a assumé ses déclarations. "Je m'en fous d'avoir été viré. Complètement. Je n'ai aucun regret concernant mes propos. Ce n'est plus la même radio. Depuis que M6 a racheté, ce n'est plus RTL. Ce n'est plus la rue Bayard. Il n'y a plus rien à en dire." Tout en expliquant que Laurent Ruquier n'est pas lié à son licenciement. "Ce n'est pas du tout lui. J'ai beaucoup de respect pour Laurent Ruquier. On ne peut pas dire ce qu'on veut. C'est la muselière. Moi, la muselière, je l'arrache."

L'animateur a également réagi après la privation d'antenne de Peroni. Et selon lui, ce qu'il raconte n'est pas tout à fait la réalité. "On n’a pas écarté Jean-Jacques. Manifestement, c’est lui qui a eu envie d’arrêter", a-t-il commencé pour le journal Le Parisien. "Il aurait été là la semaine prochaine comme d’habitude, s’il n’avait pas annoncé lui-même qu’il s’en allait. C’est triste et bien dommage."

L'homme de média qui travaille également pour le service public a également tenu à défendre son émission. "Il existe un formidable espace de liberté aux Grosses Têtes. On fait attention à ne pas faire de provocation, de dire des choses diffamatoires, tout comme dans d’autres émissions. Quand des blagues peuvent être racistes ou homophobes au premier ou au 12e degré, oui je les coupe ! On me le reprocherait si je les laissais passer."