Chaque année, c’est le même scénario. Au bout d’une interminable cérémonie animée par Jean-Pierre Foucault, la France se découvre sa nouvelle reine de beauté, celle qui sera son ambassadrice de charme durant un an. Même si 2020 n’a pas été une année comme les autres, la tradition a été respectée et sur le coup de minuit et demi, c’est Miss Normandie, alias Amandine Petit, qui a été couronnée. Elle succède à Clémence Botino, Miss Gadeloupe, dont le règne ne restera pas gravé dans les mémoires, principalement parce que le Covid-19 le lui aura gâché en l’empêchant pratiquement de se montrer partout où une Miss France est généralement appelée à se produire.

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Un centenaire un peu terne

Ce contexte de crise sanitaire a aussi pesé sur le concours organisé et diffusé hier sur TF1. À commencer par la participation. En raison de la situation, Miss Tahiti n’a pas pu figurer parmi les participantes. Une “défection” compensée par le retour après quinze ans d’absence d’une représentante de Wallis et Futuna, petit bout de France situé en Polynésie, dans l’océan Pacifique. Elles étaient donc 29 sur le plateau à briguer la couronne de plus belle femme de l’Hexagone.

On s’attendait aussi à revivre les grandes heures de cette grande messe télévisuelle. Parce que cette année, Miss France fêtait ses cent ans. Mais il n’en a rien été. Où du moins, les organisateurs ont fait comme ils ont pu. Ils avaient convié au Puy du Fou, là où s’est déroulée l’élection, une trentaine de lauréates du concours, la plus ancienne étant Muguette Fabris, Miss France 1963. Chacune a eu droit à un petit mot et quelques images d’archives au mieux. Parmi celle-ci, les téléspectateurs auront remarqué la présence de Valérie Pascale, Miss France 1986 désormais aux commandes de La boutique sur TF1, ou encore Patricia Barzyk, Miss France 1980, ex-épouse du cinéaste Jean-Pierre Mocky. 

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Geneviève de Fontenay s'est invitée grâce à Élodie Gossuin

L’absence remarquée de Geneviève de Fontenay qui a incarné si longtemps la marque Miss France n’y était pas pour rien non plus. C’est elle qui a décliné l’invitation faite par TF1 et Sylvie Tellier désormais à la barre du concours. Cette dernière a néanmoins fait la moue lorsqu’Élodie Gossuin a salué et rendu hommage à la Dame au chapeau: "Geneviève de Fontenay, j'aurais aimé que vous receviez tout l'amour que vous méritez. Cette histoire c'est aussi et avant tout la vôtre. Je vous aime et vous nous manquez". Celle-ci a réagi sur Instagram en saluant cette prise de position d’une des rares Miss avec qui elle ne s’est pas brouillée. “Merci pour cette émouvante prise de parole, vous êtes et vous resterez mon premier soutien”, a-t-elle commenté en story au milieu d'autres publications de souvenirs de l'élection lorsqu'elle la dirigeait et de piques adressées l'actuelle organisation.


Pour le reste, le sacre d’Amandine Petit est resté fidèle à la tradition. Les candidates ont défilé dans différentes tenues dont certaines au goût franchement kitsch. On pense à ces robes rendant hommage à des peintres célèbres : Monet, Klimt, Léonard de Vinci… Ou encore aux tenues régionales - et non traditionnelles! - où les clichés étaient de sortie : un motif Palme d’or pour la représentante de la Côte d’Azur, une tenue toute noire pour celle de la Corse et une ombrelle rappelant le carnaval de Dunkerque pour Miss Picardie.

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Le non-respect des mesures de sécurité

Chaque année, le concours donne lieu à des polémiques. Il n’a pas échappé à la “tradition” en 2020. Dans un reportage, Hugo Clément, ex-poil à gratter de l'émission Quotidien, a fustigé la maltraitance animale de mise au Puy du Fou, là où s’est déroulée la cérémonie. D’autres se sont étonnés du non-respect des mesures Covid durant la diffusion de l’élection : Miss pas masquées, distances de sécurité oubliées, embrassades, etc. Choquant ? Les organisateurs avaient pris le soin, en début de retransmission comme avant, de souligner que toutes les personnes impliquées dans cette édition de Miss France avaient été testées négatives au coronavirus et vivaient depuis trois semaines en bulle close. Cela n’aura pas suffi pour empêcher un début de polémique sur les réseaux sociaux.

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Carton plein pour les audiences

Outre le couronnement de Miss Normandie et un Jean-Pierre Foucault qui perdait sa voix au fil des minutes, que retenir du concours 2021 ? Probablement la prestation de Julien Doré. Le chanteur a été omniprésent durant toute l’émission. Non pas en chair et en os mais par chansons interposées. Il y avait manifestement dans la production un fan de son album&dont plusieurs titres ont servi de décor sonore aux présentations de candidates et aux défilés. Ce dont les internautes se sont beaucoup amusés.





Julien Doré a lui même joué le jeu en réagissant sur les réseaux sociaux à l’occasion d’un message bourré d’humour : “Mettez-moi direct première dauphine les gars”. Pour peu, c’était lui la vraie vedette de la soirée…


Qu'importe les polémiques, TF1 comme le Comité France se frottent les mains ce matin. Le concours a rassemmblé 8,6 millions de télépesctateurs samedi soir. C'est bien plus que l'an dernier où ils n'étaient que  6,9 millions. Du jamais vu depuis 2006.