Médias/Télé C’était l’une des nouveautés annoncées par la RTBF à la fin du mois d’août: “La vie des Belges”, une série de reportages longs (9 minutes) destinés à être diffusés à la fin du Journal télévisé dès la rentrée. 

Les séquences devaient être programmées du lundi au mercredi pour permettre au JT de se terminer aux alentours de 20 h 15, comme c’est le cas le jeudi lors de “Jeudi en Prime”. Selon la chaîne publique, le but de ce format inspiré de ce qui se fait déjà dans les rendez-vous d’informations de France 2 était d’évoquer “de façon moins factuelle les événements d’actualité, les décisions prises par les dirigeants, la réalité de certains lieux.”

Jamais diffusés ?

Ce jeudi, nos confrères de la “Dernière Heure” annonçaient que ”La vie des Belges”, dont certains numéros avaient déjà été tournés et montés, ne serait sans doute jamais mise à l’antenne. La faute notamment à des coûts de production bien plus importants que prévus. Le budget initial aurait triplé pour provoquer un dépassement de plus de 600 000 euros...

Renseignement pris auprès de Christian Dauriac, le rédacteur en chef du journal télévisé de la RTBF, il n’en est rien. Au total, 15 reportages seront bien bouclés pour une première diffusion à partir du 19 octobre prochain. Seul le nom de la séquence risque de changer.

Pour le reste, plusieurs sujets sont déjà connus : l’arrivée de réfugiés à la caserne de Tournai, le portrait d’un viticulteur belge installé dans la région bordelaise et… une visite des coulisses de la rédaction de “La Libre Belgique”.

Un manque d’effectifs

Christian Dauriac l’assure : si la diffusion a été reportée de plusieurs semaines, c’est parce qu’il a fallu mobiliser du personnel pour accélérer l’avancement d’un autre projet. D’où un manque d’effectifs et donc des retards dans la livraison des reportages.

“La direction de la production a besoin d’une partie de son potentiel pour le lancement de Numprod 2”, une nouvelle version du système de production numérique interne à la RTBF.

Pour ces “vies des Belges”, il a donc fallu composer avec les moyens disponibles selon un planning fixé au départ, à savoir trois jours de tournage suivis de trois jours de montage. Le tout “sans modification d’enveloppe", complète le rédacteur en chef du JT. D’où le retard pris dans la réalisation des reportages.