C'est ce qui s'appelle être une rentrée chargée pour Laura Smet. Alors qu'elle attend son premier enfant pour octobre prochain, la fille aînée de Johnny Hallyday est l'héroïne de La Garçonne, nouvelle série diffusée à partir de ce lundi soir sur France 2. Dans cette dernière, déroulée dans le Paris des années folles, la comédienne de 36 ans incarne Louise Kerlac, une jeune femme qui, témoin d'un meurtre, se fait passer pour son frère jumeau et rentre à la Criminelle pour échapper aux meurtriers qui ne sont autres que des agents de l'Etat. "J'ai tout de suite été intriguée par la palette de jeux qu'on me proposait", explique Laura Smet à France 2. "Je me suis reconnue dans le côté fonceuse et enfantin de Louise Kerlac. Puis, surtout, c'est un homme. (...) J'ai aimé devenir Antoine Kerlac."

La transformation de Laura Smet en homme est impressionnante. "C'est très facile de se faire passer pour un homme,même de buste, lorsqu'on a pas beaucoup de poitrine. On a juste accentué les creux qu'on a naturellement et accentué les cernes. Mais, sans habilleuse, cette série n'aurait pas vu le jour parce qu'il y a vraiment beaucoup de travail à ce niveau-là", dit la comédienne qui détaille son travestissement dans Télé Loisirs: "J’ai travaillé la gestuelle pendant un mois avec un professeur de danse. Il m’a appris la posture basique d’un homme : tout se passe au niveau du sexe et du bassin, les bras ne bougent pas vraiment. Il y’a quelque chose d’assez primaire. Pour la voix, je me suis souvenue de la période où je fumais (rires). Quand j’incarnais Antoine, je baissais d’un ton. Et puis, j’ai pensé à des figures masculines dont Benoit Magimel qui dégage quelque chose de féminin et très viril en même temps et Charlie Chaplin."

"J'ai pensé à mon père pendant le tournage"

Son personnage lui a fait penser à son père, disparu il y a trois ans. "Je ne pouvais pas ne pas y penser", explique-t-elle. "Le tournage a eu lieu pendant mon deuil. Le scénario me faisait penser à ma situation : j’essayais de comprendre des choses personnelles, comme le personnage de Louise. Durant le tournage, j’avais l’impression qu’il me portait même si je n’avais pas envie qu’on se dise en me voyant à l’antenne "tiens on dirait son père."

Ce premier rôle d'héroïne d'une série a, en tout cas, plu à la soeur de David Hallyday qui aimerait renouveler l'expérience. "J’adorerais tourner dans d’autres séries. Je trouve que le petit écran propose des histoires plus prenantes que les films en ce moment. Et puis à la télévision, on travaille vite et donc, on travaille plus."