Le régulateur dispose de trois mois pour attribuer les nouvelles fréquences. Il y aura des déçus.

Cette fois, on est entré dans la dernière ligne droite du futur plan de fréquences de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le 16 juillet prochain, au plus tard, le sort de tous les prétendants aux fréquences analogiques (FM) et numériques (DAB +) sera connu.

Jeudi, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a annoncé que, sur les 126 dossiers de candidatures qui lui étaient parvenus dans le cadre de l’appel d’offres global pour l’attribution de radiofréquences, seuls trois avaient été jugés irrecevables, tant en FM qu’en DAB +, tandis que deux candidatures ont été jugées recevables en FM mais pas en DAB +.

Pour qu’un dossier soit recevable, plusieurs critères devaient être remplis. Il fallait avant tout respecter le délai d’envoi (16 mars au plus tard). Par ailleurs, seule une personne morale pouvait introduire une demande, qui devait comprendre un projet radiophonique (grille des programmes), un plan financier (sur trois ans) et la mention d’une fréquence ou d’un réseau de fréquences mis en appel d’offres par le gouvernement de la Communauté française.

Les trois candidatures rejetées sont celles de Rond Chêne FM ASBL (pour Radio Souvenirs), Link It ASBL (pour Turkuaz FM Charleroi) et Hisati SPRL (pour Radio Darna). Chacune ne respectait pas un ou plusieurs critères. En particulier, aucun des trois candidats n’avait remis de plan financier sur trois ans. Deux dossiers n’ont été acceptés que pour une diffusion analogique : Radio Flèche Bleue et AlMouwatin Journal Radio TV.

Tous les "grands" restent dans la course

Parmi les 123 dossiers de candidatures ayant obtenu un premier feu vert du CSA, on retrouve toutes les principales radios privées qui occupent, aujourd’hui, la bande FM. C’est le cas des radios du NGroup (Nostalgie, NRJ, Chérie et le projet Goldie), celles de RTL Belgium (Radio Contact, Bel RTL et Mint), DH Radio (IPM Group), Fun Radio Belgique et BXFM. Figurent aussi de nouveaux prétendants, dont LN24 Radio et le groupe Secom (pour une radio aux couleurs de la chaîne française vintage Melody). Les projets de radios annoncés par les télés locales (BX1, Télésambre et No Télé) figurent aussi parmi les prétendants.

Tous ces dossiers ont donc franchi la première étape : le jugement sur la forme. Désormais, le Collège d’autorisation et de contrôle (CAC) va se pencher sur le fond et analyser notamment la pérennité des projets et leur apport à la diversité du paysage radiophonique en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Tous les candidats reçus n’obtiendront pas gain de cause étant donné que les demandeurs sont plus nombreux que les fréquences offertes. Ce sera surtout vrai pour la FM (analogique), où le nombre de fréquences disponibles est de 92 (dont 82 pour des radios locales) pour 123 candidatures. Les deux réseaux "multi-villes" - occupés aujourd’hui par DH Radio et Fun - sont convoités par sept candidats : les deux occupants actuels, auxquels il faut ajouter LN 24, Mint, Chérie FM, le projet Goldie et celui des télés locales.