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Le Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xénophobie (MRAX) a annoncé jeudi son intention de saisir l'Association des Journalistes Professionnels (AJP), après la parution d'un article intitulé "Comment l'islam menace l'école", dans le magazine Le Vif/L'Express de la semaine dernière.

"Le MRAX ne nie pas que des incidents puissent ici ou là se produire dans nos écoles" et "ne conteste absolument pas le fait même de critiquer l'islam en tant que religion", souligne-t-il dans un communiqué. Mais l'association anti-raciste dénonce une enquête réalisée selon lui, entièrement à charge et critique un "propos partial, manichéen et unilatéral", un ton "accusateur" et l'emploi d'un vocabulaire "tendancieux" tout au long de l'article.

Selon le MRAX, Le Vif/L'Expresse "a commis une grave faute de déontologie", d'où sa décision d'en appeler à l'Association des Journalistes Professionnels (AJP) et à son instance déontologique.

Les journalistes ne cautionnent pas les titres choisis

A la suite de la plainte déposée par le Mouvement contre le racisme et la xénophobie (Mrax) après la publication dans l'hebdomadaire Le Vif d'une enquête sur l'islam et l'école, les membres de la Société des Journalistes du Vif/L'Express (SDJ) soulignent jeudi dans un communiqué de presse qu'ils ne cautionnent pas les titres mis en cause par le Mrax.

L'enquête de l'hebdomadaire était intitulée "Comment l'Islam menace l'école". A l'intérieur du même numéro, c'est le titre "Comment l'Islam gangrène l'école" qui figure en début de reportage.

Les journalistes tiennent à rappeler que le choix des titres ne relève pas de leur compétence, mais de celle du directeur de la rédaction et/ou de la rédaction en chef. Ils expriment également leur malaise face à l'évolution générale de la politique de titraille et de couverture de leur hebdomadaire.

En revanche, les journalistes soutiennent la démarche journalistique de l'auteur du dossier, "qui aborde un sujet tabou et dérangeant, et ce sans fausse complaisance".