À 77 ans, Michel Drucker ne nous en voudra pas d’avoir parodié le titre de ce film incontournable à la télévision (Papy fait de la résistance) pour évoquer son avenir. Car il n’est pas question ici d’une quelconque moquerie. Mieux qui quiconque, il sait que sa présence à l’écran relève du sursis. Et chaque année, alors que la fin de la saison approche, il reconnaît ne pas savoir de quoi sera faite celle qui suit. Ce n'est pas pour rien qu'il a monté son seul en scène avec lequel il est déjà passé par chez nous.

Ce lundi lui a apporté la réponse pour 2020-2021. Et certainement le sourire. Dans les colonnes du Parisien, le nouveau directeur des programmes et des antennes du service public français l’a rassuré, affirmant que l’animateur fait partie de l’ADN de la télévision publique. “C’est rare dans le monde un animateur qui a plus de cinquante ans de télévision et ce lien avec le public, nous tenons à le préserver”, a déclaré Stéphane Sitbon-Gomez, ex-bras droit de Delphine Ernotte désormais reconduite à la tête de l’institution.

Cela fait 56 ans que Michel Drucker s’invite jour après jour dans les foyers des Français mais aussi des Belges, des Luxembourgeois et des Suisses. D’abord comme journaliste sportif sous la houlette de personnalités comme Léon Zitrone, Georges de Caunes et Roger Couderc, avant de prendre en charge des émissions de variétés telles que Champs-Élysées et Vivement dimanche, respectivement pour Antenne 2 et France 2, ou encore Star 90 lorsqu’il est brièvement passé à la concurrence, sur TF1.

Dans l’entretien accordé au Parisien, le nouveau directeur des programmes et des antennes de France Télévisions laisse aussi entendre que des pourparlers ont lieu avec Thierry Ardisson qui après avoir quitté C8 l’an dernier pourrait renouer avec le service public qu’il a bien connu pendant les décennies 80 et 90. On se souvient de programmes comme Lunettes noires pour nuits blanches, Double jeu et Ardimat, sans compter les émissions qu’il produisait à l’époque : Stars à la barre et Frou-frou pour ne citer qu’elles.