L'annonce de la nomination d'un journaliste noir, Harry Roselmack, pour présenter le journal de 20 heures sur TF 1 pendant les vacances d'été est un signe encourageant, mais la question de la représentation des minorités sur le petit écran n'est pas réglée pour autant.

«L'arrivée au 20 heures, c'est quelque chose de fort, qui se veut un signe. Mais ce n'est pas un aboutissement. Il ne faut pas croire qu'avec ça, on a résolu les problèmes», a déclaré mardi sur l'antenne d'Europe 1 le vice-président de TF 1, Etienne Mougeotte.

Le Club Averroès, qui réunit des professionnels des médias et fait campagne pour la diversité dans les médias, est satisfait. Mais, souligne son président Amirouche Laïdi, «ce sera une victoire quand on ne verra plus le Noir, mais le journaliste».

Depuis 2001, les conventions que les chaînes privées signent avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) demandent aux éditeurs de «prendre en considération, dans la représentation à l'antenne, la diversité des origines et des cultures de la communauté nationale».

«L'évolution va dans le bon sens», note le président du CSA Dominique Baudis. Mais il reste, selon lui, «encore trop d'écart entre la réalité de la société française et sa représentation à l'antenne».

© La Libre Belgique 2006