"Invitation au voyage", la quotidienne d’Arte consacrée à la découverte du patrimoine artistique, culturel et naturel mondial depuis bientôt quatre ans, enrichit sa formule.

L’animatrice Linda Lorin accueille désormais dans un nouveau décor, celui d’un appartement fleuri et lumineux aux tons pastel. Et en début d’émission, elle pose une devinette inspirée d’un numéro précédent. La réponse, donnée en toute fin d’émission, est tirée d’un voyage qu’il est possible de voir ou revoir en replay sur arte.tv.

Du lundi au vendredi, le magazine est rallongé de sept minutes. Il s’est doté d’une nouvelle destination à son parcours et d’une nouvelle séquence, "Papilles". Une famille prépare dans sa cuisine un plat emblématique de son pays. Ce lundi, destination Athènes pour découvrir la recette du galaktoboureko, un gâteau à la semoule traditionnel à partager en famille et à refaire facilement chez soi.

Records d’audience

Dans un contexte de confinements, les audiences du magazine ont augmenté. En novembre, il a atteint des records, avec une moyenne de 3,3 % de parts d’audience en semaine et de 3,7 % le samedi. "Les gens sont en manque d’ailleurs et nous les aidons à décrocher d’une actualité anxiogène, en offrant chaque jour les images d’un monde sans stress", explique l’animatrice. Et ce, malgré la gravité de certains sujets. Pour exemple, Janet Frame, l’écrivaine néo-zélandaise sauvée par l’écriture. Diagnostiquée schizophrène, elle passe 8 ans en hôpital psychiatrique et échappe de justesse à une lobotomie grâce à la publication de son premier recueil de nouvelles, Le lagon. Elle apprendra plus tard que le diagnostic médical est erroné. Jane Campion a adapté l’un de ses ouvrages, Un ange à ma table.

En Dordogne, c’est "la ruée vers l’os" sur les traces de l’homme préhistorique de Cro-Magnon dont les dessins sur les parois des grottes revêtent une démarche artistique voire spirituelle qui intrigue encore.

Enfin, "Une femme parmi les loups de Wall Street" raconte que, dans les années 1960, une Américaine a dû se faire escorter par la police parce que les courtiers de Wall Street, fascinés par sa poitrine généreuse, ne cessaient de la reluquer. Au point que 10 000 hommes arrivaient en retard au travail… L’occasion, pour cette invitation au voyage, de réfléchir, aussi, à la notion de femme objet.