"Quand on vous sort par la porte, vous revenez par la fenêtre."  Cette maxime bien connue de ceux qui ont fréquenté les écoles de journalisme est une métaphore parfaite de la situation que connaîtra Olivier Maroy ce dimanche. Deux semaines après avoir pris place pour la dernière fois dans le fauteuil de présentateur de "Mise au Point", le nouveau candidat MR participera au débat dominical en tant qu'invité, voire d'invité-vedette puisque l'émission sera consacrée à la triple question suivante, a-t-on appris ce matin via le compte Twitter @maprtbf.



Une question évidemment inspirée par le tout récent choix de l'ancien animateur du dimanche midi. Johanne Montay, qui officiera à la présentation en compagnie de Thomas Gadisseux, ne le cache pas. Contactée par LaLibre.be, la responsable du service politique de la RTBF trouve que la "drague" des partis politiques est "un bon sujet de débat, et que le faire sans inviter Olivier Maroy, c'est ça qui serait bizarre. Nous sommes tout à fait à l'aise vis-à-vis de cela. La véritable hypocrisie aurait été de ne pas l'inviter."

Reste qu'au-delà de l'intérêt du débat, le choix d'inviter si rapidement le nouveau membre du MR pose question. N'est-ce pas offrir une belle visibilité à un ancien collègue, à quelques mois des élections? Là encore, Johanne Montay s'en défend: "Je n'ai pas peur de recevoir ce genre de critiques, car la première chaîne à avoir réalisé une interview de quinze minutes d'Olivier Maroy après l'annonce de sa candidature, c'était Bel RTL."

Et d'ajouter que son passé ertébéen n'en fera pas un privilégié dimanche midi: "Le débat a été déclenché à l'occasion d'une question qui s'est posée suite à son départ, et il était donc inévitable de l'inviter, mais il sera mis sur le gril et cuisiné comme tous les autres invités, et confrontés aux remarques de ceux-ci." Et notamment à celles de Jean Quatremer, le journaliste de Libération qui avait critiqué avec virulence le passage d'Oliver Maroy du journalisme à la politique.