Julie Andrieu a concocté un repas d’exception. Un magazine à voir sur France 3, à 21h05.

Pour la deuxième fois, Julie Andrieu convie, dans une émission en prime time, le designer belge Charles Kaisin, spécialiste des dîners surréalistes. Dans ce nouvel épisode du Festin de Julie, le créateur est à la manœuvre pour concocter une mise en scène totalement fantasque en hommage à la Belle Époque.

Un temps révolu, s’étalant de la fin du XIXe siècle à la Grande Guerre, où les grands du monde européen passaient l’hiver sur la Riviera française, de Cannes à Menton, dans des demeures somptueuses louées aux nobles et riches banquiers locaux. Une époque où il fallait tout oser, tout tenter, tout essayer.

Pour le festin d’exception orchestré par Julie et ses invités, Charles Kaisin s’en est donné à cœur joie, proposant une chorégraphie millimétrée mettant en scène des serveurs déguisés de multiples manières, chaque plat donnant lieu à un véritable tableau.

Sans révéler la mise en scène, dont il faut conserver quelque magie, on peut néanmoins donner l’eau à la bouche en glissant que, sur cette soirée incroyable organisée dans une villa avec vue sur mer, planaient les esprits d’Henri de Toulouse-Lautrec, de Georges Méliès ou de Thomas Edison. Ici ou là, Charles Kaisin a glissé de petits clins d’œil aux grands inventeurs et aux artistes de la Belle Époque.

Hommage au père de la cuisine moderne

C’est aussi dans cette période qu’Auguste Escoffier codifia la cuisine moderne. Afin de lui rendre hommage, ainsi qu’à ses mets de prédilection, Julie Andrieu a fait appel à Dominique Le Stanc, chef plusieurs fois étoilé et curieux de cuisine locale.

Rappelons que le principe de l’émission consiste à prendre l’organisation de ce banquet comme prétexte pour explorer l’Histoire, l’architecture, la cuisine, la verrerie, la mode ou encore la culture des fleurs comestibles.

Ce périple joyeux et gourmand nous fera également découvrir trois villas étonnantes et leurs jardins, à Saint-Jean-Cap-Ferrat ou au cap d’Antibes. Julie, Charles et Dominique étant amenés à plaider la cause de l’une d’entre elles pour accueillir cette soirée unique.

C’est encore l’occasion de goûter aux plaisirs d’antan en enfilant des costumes de bain rayés rappelant les premières trempettes dans la mer, en prenant la pose face à un photographe ambulant, en taquinant la boule ou en enfilant des chapeaux immenses après avoir sifflé du champagne rosé en guise d’apéritif sous un soleil de fin d’après-midi. Bref, une époque bénie, insouciante, dans laquelle Julie Andrieu se meut avec élégance.