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Au lendemain de son éviction de la RTBF, Christian Dauriac a tenu une conférence de presse ce vendredi pour fournir sa version des faits. L'ancien chef de rédaction du journal télévisé a annoncé qu'il allait porter plainte au pénal pour faux et usage de faux mais aussi pour usurpation d'identité.

D'après un mail qu'ont pu se procurer nos confrères de la DH, Dauriac se serait adressé à un autre responsable, homosexuel et d’origine allemande en ces termes : "Ton pays a inventé un système où méritent de finir les gens comme toi".

Lors de sa conférence de presse, Christian Dauriac a accusé les responsables de la RTBF d'avoir "utilisé des méthodes de voyous". "J'ai eu affaire à une bande de voyous. Je vis ce qu'on m'a fait comme quelque-chose d'abominable. C'est opposé à ce que je suis et à ce que je fais. Je n'imaginais pas un tel complot pour me faire partir. Ils sont capables de tout à la RTBF."

Christian Dauriac a également rendu public un mail du collaborateur qui aurait été victime de propos homophobes. Sur ce mail (à voir ci-dessous) envoyé à Christian Dauriac, on peut lire "Tu me fais rire... J'adore ! "Je le considérais comme un ami. Je pense qu'il a été forcé de faire ce témoignage", indique Christian Dauriac.

Bertrand Brebois, producteur de l'émission "7 à la Une", et Renaud Gilles, journaliste, seraient les deux personnes à qui Christian Dauriac aurait envoyé les mails polémiques.

Selon l'ancien rédacteur en chef du JT, ce licenciement découle d'une lettre envoyée en interne qui rappelait les responsabilités de chacun, notamment du directeur de l'information Jean-Pierre Jacqmin. "Je voyais qu'il y avait un malaise. Jean-Pierre Jacqmin outrepassait ses prérogatives. Il repassait derrière mes décisions. Jean-Paul Philippot était parfois interventionniste."

Christian Dauriac se verra signifier les motifs précis de son licenciement ce lundi. "J'ai vu la nouvelle directrice des ressources humaines de la RTBF ce mercredi pour recevoir ma lettre. C'est une dame tout à fait affable. Ça me fait le même effet que de perdre un proche. Je vais aller passer quelques jours dans un monastère bouddhiste."

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