Laurence Ferrari recevait le député républicain Eric Diard sur le plateau de CNews en début de semaine. L'occasion pour la journaliste de revenir sur l'intervention à l'Assemblée nationale de Marlène Schiappa (LREM), la ministre chargée de la Citoyenneté, qui défendait le projet d'une réforme de la police française annoncée par Emmanuel Macron. Un sujet qui a suscité un débat houleux entre la présentatrice et l'homme politique.

"Avec vigueur, Marlène Schiappa défend ses positions, défend le président de la République et accuse Les Républicains de ne pas avoir voté l'augmentation du budget du ministère de l'Intérieur, c'est vrai ?", demande la journaliste à Éric Diard. Et le Républicain de répondre: "Alors, là, je la trouve un peu à la limite de l'hystérie".

Des propos que Laurence Ferrari juge sexistes, et qui la font sortir de ses gonds: "Ecoutez, ça, c'est un argument trop facile à opposer à une femme en politique. Je refuse le terme. Je vous demande de le retirer".

Une demande à laquelle Eric Diard ne plie pas. Il insiste et réitère même ses paroles: "Non mais, je la trouve très énervée, excusez moi, elle reste très énervée". La journaliste recadre alors une nouvelle fois le politique: "Non, le mot hystérique n’est pas tolérable pour une femme en politique. Éric Diard, je vous le dis. On est en 2020, bientôt en 2021, ce n’est plus acceptable". Mais le député s'obstine encore: "Mais elle est très énervée, reconnaissez!"

L'ancienne présentatrice de TF1 résiste et s'insurge contre le Républicain: "Arrêtez. Vous ne diriez pas ça d’un homme. Répondez sur le fond, ne répondez pas sur la forme."

"Merci pour ca"

Deux jours plus tard, alors qu'elle était à son tour invitée sur le plateau de CNews, Marlène Schiappa a tenu à remercier Laurence Ferrari de l’avoir défendue face à Eric Diard. "J'ai eu beaucoup de messages de femmes qui m’ont dit: 'on aimerait bien avoir une Laurence Ferrari quand on est traitées d’hystériques au travail, pour avoir une solidarité féminine, une sororité et faire en sorte qu’on n’utilise plus ce mot contre les femmes'. Donc merci pour ça".

Une remarque qui a fait plaisir à la journaliste de CNews, qui a encore réaffirmé ses positions féministes: "Merci, mais je l’aurais fait avec n’importe quelle autre femme attaquée de la sorte de façon inacceptable".