M. Van Achter, la corde sensible

(S.L.)

"C'est mon père qui m'a transmis sa passion de la musique. Petit, j'ai été bercé par le classique", explique Michel Van Achter. La musique, il s'y est ensuite frotté de près : comme bassiste dans le groupe de rock-punk festif Kermess, avant de suivre des cours de guitare classique à l'académie. Son petit penchant pour les cordes, quelles qu'elles soient, transparaît encore dans le catalogue homerecords.be, où se baladent guitares, violoncelles, ouds, luths, violes de gambe, bouzouki, . Mais c'est en tant qu'ingénieur du son, notamment auprès du label Wild Boar Music basé à Gand, pour lequel il a mixé pas mal de musiques du monde (Kadril notamment), et parfois aussi pour EMI (Olla Vogala...), que Michel Van Achter s'est fait connaître et a acquis l'expérience qui lui a permis de monter sa propre maison de disques doublée d'un studio. Il a donc aménagé le rez-de-chaussée d'un immeuble liégeois du début du XXe siècle, rue Patenier, qui abritait auparavant un atelier d'ébéniste. Outre les espaces dédiés à la musique, il y a là une cuisine, un espace à manger et une chambre pour loger les artistes. Ce sont des raisons d'ordre privé qui l'ont amené, il y a quatre ans, à s'installer dans la Cité ardente. Le Bruxellois s'y sent bien. "En dehors de la musique, j'aime lire et... me promener, et j'adore Liège pour cela, on y respire plutôt bien". Seul regret : la rareté des salles moyennes adaptées aux musiques acoustiques. Tiens, avec quel artiste aimerait-il travailler ? Il cite sans hésiter deux pointures de l'oud : Rabi Abou-Khalil et Anouar Brahem.

© La Libre Belgique 2007