Conclusion magistrale au Pukkelpop
Totalisant 130000 festivaliers en trois jours, le Pukkelpop sonnait la fin des grosses récréations musicales rock d'été. T-shirts alternatifs (avec, en top, trois Sonic Youth, Tool et Pixies), tops et singlets..., les tenues légères s'accordent avec la météo clémente. Comme si, malgré le mauvais temps des derniers jours, le site du Pukkelpop bénéficiait d'un microclimat.
- Publié le 20-08-2007 à 00h00

Totalisant 130000 festivaliers en trois jours, le Pukkelpop sonnait la fin des grosses récréations musicales rock d'été. T-shirts alternatifs (avec, en top, trois Sonic Youth, Tool et Pixies), tops et singlets..., les tenues légères s'accordent avec la météo clémente. Comme si, malgré le mauvais temps des derniers jours, le site du Pukkelpop bénéficiait d'un microclimat. Pas complet ce samedi (50 000 personnes), le rassemblement rock limbourgeois, prenant place près d'Hasselt, proposait huit scènes bien achalandées.
Energiques, les Kings of Leon motivent l'avant-scène de la Mainstage. Des pogos naissent çà et là. La voix nasillarde de ces cow-boys du sud des USA fait mouche auprès du public. Leurs belles envolées de guitares sur "Slow Night, So Long" aussi. Au-delà de la plaine bordant la Mainstage - qu'on parcourt facilement vu le faible trafic pédestre -, CocoRosie plonge la Marquee dans son univers onirique teinté de folk psyché, d'electronica et de hip hop. Les soeurs Cassidi aiment les mélanges et se fendent même d'une reprise d'"I wanna love you" du rappeur américain Akon.
Dans l'angle droit formé par la Boiler et la Dance Hall, Cassius enflamme le public resté à l'extérieur. Ses remixes bien balancés de "Toop Toop", suivis de "1999", invitent à danser. Sur un ton plus calme aux envolées pop teintées de piano, Ozark Henry emmène le public dans un voyage singulier. Les touchants "These days" et "At Sea" se révèlent des moments de grâce. Retour sous la tente de la Marquee.
Malgré la construction très dance floor de ses titres, LCD Soundsytem se retrouve en configuration rock traditionnelle sur scène. La voix du chanteur convainc avec des effets de voix tremblant et hurlant. De "Daft Punk is playing at my house" à "Yeah" en passant par "Us V Them", la formation disco punk lance donc sans se fatiguer la soirée alors que le soleil se couche paraisseusement sur la plaine de Kiewiet.
Nine Inch Nails donne ensuite une claque métal, indus et electro au festival. La belle voix de Trent Reznor résonne dans les passages calmes, mais sait frapper quand il faut. Les rythmes telluriques font frémir l'audience conquise en ce début de nuit. "Only" finit par l'embraser. Un peu plus loin, Sonic Youth lance ensuite les morceaux tirés de leur totémique Daydream Nation. Un ancien album plébiscité par les fans de la première heure qui fait passer la prestation à une vitesse folle. Et aussi insaississable que leurs rifs de guitare psychotiques et assassins. Bon point donc pour Thurston et sa bande qui torturent donc leurs guitares, mais passent, selon le tracklisting de l'album, par des passages parfois plus pop. Toute proportions gardées.
Malgré des rumeurs d'annulation suite à leur récente absence à Salzbourg, Tool conclut la soirée sans faute, laissant les adeptes de gros rassemblements rock orphelins. Jusqu'à l'an prochain.
