Johann Mattheson, Der liebreiche und geduldige David, M.A. Willens

Hambourg au XVIIIe siècle, ce n’est pas seulement Telemann : ce fut aussi, notamment, Johann Mattheson (1681-1764), à la fois chanteur, théoricien de la musique, diplomate et compositeur qui dépendait de la cathédrale et jouissait donc avec elle d’un statut d’extraterritorialité le faisant échapper à la censure de la ville et aux diktats. Il ose ainsi faire chanter à l’église des femmes, qui plus est venues de l’opéra, et cet oratorio de 1724 consacré au Roi David reflète bien cette dimension de plaisir vocal. Une très belle découverte, bien dirigée, mais qui aurait, pour certains rôles, mérité des solistes plus fiables que ceux-ci, sortis du chœur de la Kölner Akademie.

(N.B.)

Hambourg au XVIIIe siècle, ce n’est pas seulement Telemann : ce fut aussi, notamment, Johann Mattheson (1681-1764), à la fois chanteur, théoricien de la musique, diplomate et compositeur qui dépendait de la cathédrale et jouissait donc avec elle d’un statut d’extraterritorialité le faisant échapper à la censure de la ville et aux diktats. Il ose ainsi faire chanter à l’église des femmes, qui plus est venues de l’opéra, et cet oratorio de 1724 consacré au Roi David reflète bien cette dimension de plaisir vocal. Une très belle découverte, bien dirigée, mais qui aurait, pour certains rôles, mérité des solistes plus fiables que ceux-ci, sortis du chœur de la Kölner Akademie.

CD CPO 777360, 1 h 50 sec., Codaex.