Épinglé

Souvenirs de la première. C’était le 12 mai au Cirque royal, à Bruxelles. La salle n’est pas remplie mais il y a des bruissements qui ne trompent pas : le public présent est avide de découvrir la traduction scénique du concept audacieux de "Congotronics vs Rockers". Cela commence en douceur : Kasaï Allstars est mis en avant et les autres suivent. Déjà envoûtants à la base, mais encore plus lorsqu’ils sont dynamisés par une section rythmique aussi imposante, les premiers morceaux font bouger les têtes et les corps. Puis, peu à peu, le concert quitte le large sentier ouvert par les groupes congolais et s’aventure dans les chemins de traverse. Cela ne va pas sans quelques approximations, il y a des longueurs aussi, mais le plaisir que prennent les musiciens fait passer cela au second plan. Et si, parfois, les membres de Konono n°1 et Kasaï Allstars paraissent un peu perdus face aux tentatives musicales de leurs homologues occidentaux, ils finissent toujours par se retrouver à exulter ensemble lors des parties finales des morceaux, souvent épiques et explosives. De cette grande première, on retiendra donc, au point de vue musical, la découverte d’un nouveau territoire prometteur. Sur un plan plus large, c’est le nombre de sourires aperçus dans le public lorsque les lumières se sont rallumées qui nous aura marqués.

Souvenirs de la première. C’était le 12 mai au Cirque royal, à Bruxelles. La salle n’est pas remplie mais il y a des bruissements qui ne trompent pas : le public présent est avide de découvrir la traduction scénique du concept audacieux de "Congotronics vs Rockers". Cela commence en douceur : Kasaï Allstars est mis en avant et les autres suivent. Déjà envoûtants à la base, mais encore plus lorsqu’ils sont dynamisés par une section rythmique aussi imposante, les premiers morceaux font bouger les têtes et les corps. Puis, peu à peu, le concert quitte le large sentier ouvert par les groupes congolais et s’aventure dans les chemins de traverse. Cela ne va pas sans quelques approximations, il y a des longueurs aussi, mais le plaisir que prennent les musiciens fait passer cela au second plan. Et si, parfois, les membres de Konono n°1 et Kasaï Allstars paraissent un peu perdus face aux tentatives musicales de leurs homologues occidentaux, ils finissent toujours par se retrouver à exulter ensemble lors des parties finales des morceaux, souvent épiques et explosives. De cette grande première, on retiendra donc, au point de vue musical, la découverte d’un nouveau territoire prometteur. Sur un plan plus large, c’est le nombre de sourires aperçus dans le public lorsque les lumières se sont rallumées qui nous aura marqués.