TBHB, le groupe belge qui monte

The Big Hat Band, rebaptisé TBHB, est l'un des groupes belges qui arrive à se maintenir dans le paysage scénique du pays. Avec un single en préparation, la formation belge, puisant ses influences dans la scène rock anglaise, ne cesse de graver les échelons.

TBHB, le groupe belge qui monte
©REPORTERS
Sébastien Theys (st.)

The Big Hat Band, rebaptisé TBHB, est l'un des groupes belges qui arrive à se maintenir dans le paysage scénique du pays. Avec un single en préparation, la formation, puisant ses influences dans la scène rock anglaise, ne cesse de graver les échelons.

C'est en 2002 que ces quatre amis d'enfance, qui ont formé The Big Hat Band à Nivelles, ont décidé de prendre les guitares et de booster la scène d'un rock brut. Ils sont alors très vite remarqués avec leur maturité scénique. Depuis les concerts et les premières parties s'enchaînent. Mais cette ascension ne s'est pas faite toute seule. Pour Arnaud Luyckfasseel, guitariste et membre de TBHB, il n'y a pas de secret : “La démarche la plus habituelle est de faire de bonnes démos avec des bonnes compos pour trouver de bons concerts. Aujourd'hui, il est difficile de vivre de sa musique mais ce n'est pas impossible”. Le marché de la musique étant ce qu'il est pour le moment, la Fédération Wallonie-Bruxelles met en place certains soutiens afin de venir en aide aux petits groupes comme TBHB mais toutefois des différences persistent entre le nord et le sud du pays. “En général, le marché francophone se professionnalise de plus en plus et c'est une bonne chose. En Flandre, les subsides sont néanmoins bien plus nombreux pour les artistes. Le rock guitare est en général plus développé dans le nord du pays” souligne Arnaud. Mais ce dernier précise qu'il y a une “entente réelle entre les groupes francophones”. Actuellement, beaucoup de groupes se bousculent pour faire partie des différentes affiches proposées dans le pays mais l'enregistrement d'un album n'est pas si simple qu'il n'y paraît. “En grande majorité, les artistes atteignent le niveau qu'ils méritent ou du moins ont la chance de tenter de l'obtenir. Nous sommes au programme rock de la communauté française depuis 2011 et nous le serons certainement encore pour 2012 mais les subsides ne se débloquent pour les groupes que lorsqu'un album est en cours” précise Arnaud.

Le groupe a bénéficié du concours “Circuit de la Communauté française”, en 2006, mis en place par l'asbl Court-Circuit qui est le Centre de promotion et d'information des musiques actuelles de la Communauté française. TBHB remportera alors son premier prix. Armé d'un mini-album auto-produit, tout s'enchaînera pour le groupe. Ils gagneront leurs gallons et leur notoriété, notamment en 2006, en faisant les premières parties de groupe tels que les Babyshambles menés par leur charismatique leader Pete Doherty ainsi que la formation de Brighton The Kooks ou encore, en avril 2011, avec Carl Barât (ex The Libertines). Par la suite, les rotations sur des radios bien connues du pays, Pure Fm et Studio Brussel, s'enchaîneront. Une exposition médiatique qui ouvrira la voix vers d'autres concerts, notamment en France, ainsi que d'autres rencontres artistiques avec Pigeons Detectives, Mondo Diao, BB Brunes et le producteur Teo Miller ( Placebo, Blur, Robert Plant) qui produira deux de leurs titres.

Le chemin vers les studios est au goût du jour pour TBHB qui y enregistrera de nouveaux titres. Des dates de concerts en Flandre ont également été bouclées pour la fin de l'année. On peut dire que le groupe ne connaît, pour le moment, pas la crise.