Florez, juste pour un soir

Même si l’usage n’est pas de parler de ces choses-là, on présume que Juan Diego Florez fait partie de ces chanteurs dont le cachet minimal pour une soirée dépasse assez largement le plafond de ce que les directeurs des maisons lyriques belges sont prêts à débourser. Dans ces cas-là, une seule solution pour se consoler : au lieu de l’inscrire à l’affiche d’une production lyrique "normale" qui supposerait de le rémunérer pour six ou dix représentations, on le prend tout seul, pour un soir seulement, et avec un programme tutti frutti. Ce sera le cas, samedi prochain, à l’Opéra royal de Wallonie, la maison liégeoise accueillant - au Forum - le Péruvien Juan Diego Florez, assurément un des ténors les plus réputés de la scène lyrique internationale, aujourd’hui.

Nicolas Blanmont

Même si l’usage n’est pas de parler de ces choses-là, on présume que Juan Diego Florez fait partie de ces chanteurs dont le cachet minimal pour une soirée dépasse assez largement le plafond de ce que les directeurs des maisons lyriques belges sont prêts à débourser. Dans ces cas-là, une seule solution pour se consoler : au lieu de l’inscrire à l’affiche d’une production lyrique "normale" qui supposerait de le rémunérer pour six ou dix représentations, on le prend tout seul, pour un soir seulement, et avec un programme tutti frutti. Ce sera le cas, samedi prochain, à l’Opéra royal de Wallonie, la maison liégeoise accueillant - au Forum - le Péruvien Juan Diego Florez, assurément un des ténors les plus réputés de la scène lyrique internationale, aujourd’hui.

La quarantaine juste passée, Florez est considéré par certains comme l’héritier de Pavarotti, mais son répertoire est en fait plus proche de celui d’un Alfredo Kraus. On se souvient que sa carrière internationale a véritablement démarré en 1996, au Festival Rossini de Pesaro : venu pour chanter un petit rôle dans "Ricciardo e Zoraide", il se proposa pour remplacer le ténor de "Matilde di Shabran" et remporta un succès énorme.

Depuis, Florez est à l’affiche des scènes les plus prestigieuses - Vienne, le Met, Covent Garden - mais reste aussi fidèle au festival rossinien, où il sera d’ailleurs à nouveau l’été prochain pour chanter, justement, Corrado dans le rare "Matilde di Shabran". Liège l’avait déjà accueilli pour un récital en décembre 2008. Cette fois, accompagné par l’orchestre de l’ORW dirigé par Alessandro Vitiello, il proposera un programme sortant assurément des sentiers battus. Le ténor péruvien chantera en effet bien sûr de l’opéra italien (airs extraits de "Griselda" de Bononcini, "Gli tre cicisbei ridicoli" de Vincenzo Ciampi, "Roland" de Piccini, "La Scala di seta" de Rossini, "Rita" de Donizetti), mais aussi de l’opéra français ("Le roi d’Ys" de Lalo, "La Belle Hélène" d’Offenbach) et de la zarzuela ("Princesita" de José Padilla, "Amapola" de Joseph La Calle.

Liège, Forum, samedi 12 mai à 20h. Prix des places : de 20 à 80 €. Rens. : 04.221.47.22; www.operaliege.be