C'est parti pour les Nuits Bota...

Neuf éditions déjà que les Nuits Botanique ont pris place en mai alors qu’auparavant, elles clôturaient, en septembre, ce que d’aucuns nomment la saison des festivals.

C'est parti pour les Nuits Bota...
©Botanique
Marie-Anne Georges

Neuf éditions déjà que les Nuits Botanique ont pris place en mai alors qu’auparavant, elles clôturaient, en septembre, ce que d’aucuns nomment la saison des festivals. Ce n’est pas pour autant qu’elles font ce qui leur plaît. Mais elles ont la primeur de ce qui, parfois, va se produire en juillet et août - en deçà et au-delà -, puisque, durant 4 mois, la Belgique vit au rythme d’un festival permanent. Une des spécificités des Nuits Botanique tient dans le fait que tous les concerts sont programmés "en salle" ou un équivalent (chapiteau). En outre, les spectateurs ne passent pas d’un lieu à l’autre à leur guise. Ici, on paie sa place par salle, on ne butine pas avec un pass. L’ambiance "festival", on la retrouve sur les marches qui dégringolent vers le jardin où on boit et papote en échangeant ses impressions entre amis.

Côté programmation, les responsables récoltent de plus en plus ce qui a été semé sur Internet. Par la force des choses. Certains groupes n’ont même pas une galette sous le bras, à peine un EP (comme 1995). Ce "nouveau" terreau - qui peut parfois réserver de bonnes surprises - a aussi énormément démultiplié l’offre.

En l’état, l’affiche 2012 épingle pour moitié des artistes ayant déjà fait résonner leurs notes dans une des salles du bâtiment, et pour moitié, de nouvelles recrues. Les Belges se font respecter (Isbells, Dan San, Roscoe, Kiss&Drive, Hoquets, Noa Moon, Clare Louise, etc.). Les francophones sauvent leur pré carré (Dominique A, Daniel Darc, Camille, La Grande Sophie, Anaïs, entre autres). Les anglophones (qui ne sont pas qu’anglo-saxons) sont toujours bien implantés (The Experimental Tropic Blues Band, Absynthe Minded, Mariee Sioux, Perfume Genius, Baxter Dury ou encore les très attendus Ting Tings et autres Django Django). Quant aux portugaises, mieux vaut les avoir désensablées.


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