Freddie Mercury. The Great Pretender

The Great Pretender. C’est la chanson des Platters, reprise par Freddie Mercury en 1987, qui donne son titre au documentaire de Rhys Thomas - réalisateur anglais et grand fan de Queen. Le groupe britannique connaît alors un immense succès, fort de 11 albums et d’un "Magic Tour" vu par un million de spectacteurs. Freddie Mercury (né Farrokh Bulsara, 1946-1991) désire enregistrer un second album solo mais, avant cela, une reprise, dans laquelle il va mettre pas mal d’autodérision : The Great Pretender. Un titre qui sied à cet artiste flamboyant. A ce "timide qui vivait protégé par son personnage", comme le souligne son entourage. "Ce titre correspond à ce que je fais, dit-il lui-même. Je fais semblant, comme un acteur. Je suis explosif sur scène, et c’est tout ce qu’on voit de moi. Mais on ne me connaît pas bien. Personne ne me connaîtra jamais", ajoute la star qui n’aimait guère les interviews et y bottait volontiers en touche.

S.L.

The Great Pretender. C’est la chanson des Platters, reprise par Freddie Mercury en 1987, qui donne son titre au documentaire de Rhys Thomas - réalisateur anglais et grand fan de Queen. Le groupe britannique connaît alors un immense succès, fort de 11 albums et d’un "Magic Tour" vu par un million de spectacteurs. Freddie Mercury (né Farrokh Bulsara, 1946-1991) désire enregistrer un second album solo mais, avant cela, une reprise, dans laquelle il va mettre pas mal d’autodérision : The Great Pretender. Un titre qui sied à cet artiste flamboyant. A ce "timide qui vivait protégé par son personnage", comme le souligne son entourage. "Ce titre correspond à ce que je fais, dit-il lui-même. Je fais semblant, comme un acteur. Je suis explosif sur scène, et c’est tout ce qu’on voit de moi. Mais on ne me connaît pas bien. Personne ne me connaîtra jamais", ajoute la star qui n’aimait guère les interviews et y bottait volontiers en touche.

C’est par petites touches donc, petites phrases de l’artiste et témoignages récents de ses proches (musiciens, managers...), outre de courts extraits de concerts, que "The Great Pretender" éclaire la personnalité de cette légende du rock qui en pinçait pour le ballet et l’opéra. Le film se focalise sur ses disques solo, "Mr Bad Guy" (1985) et, surtout, "Barcelona" (1988), un album duo en l’occurrence, avec Montserrat Caballé. Ici, le documentaire, pour le reste un peu trop éclaté et dénué de mises en contexte, ralentit le tempo pour narrer, toujours par la voix de ses protagonistes, la passionnante rencontre entre la célèbre soprano et la star du rock. En bonus, l’interview de la cantatrice livre d’autres détails sur leur collaboration, non sans émotion - d’autant que Freddie Mercury se savait séropositif depuis peu. Un autre chapitre revient sur la nouvelle version, avec orchestre, de "Barcelona" (sortie le 5/9/2012). Une réorchestration "facile", confie l’équipe qui l’a réalisée, tant la musique de Freddie Mercury était, au fond, classique. Comme dit le batteur Roger Taylor : "Il s’est créé ce personnage, ce spectacle délirant. Mais le plus important, c’est que c’était un musicien fabuleux."

1 DVD Eagle Vision/Pias.