Pink Floyd. The Story of Wish You Were Here

L’histoire de "Wish You Were Here", sorti en 1975, deux ans après le succès mondial de "Dark Side of the Moon", c’est avant tout l’histoire d’une absence, celle de Syd Barrett - deux chansons, et non des moindres, lui sont consacrées -, outre le titre éponyme, "Shine on you Crazy Diamond", lui rend également hommage. L’ancien guitariste du groupe n’est pas mort, mais il est complètement ravagé par la drogue. L’histoire de "Wish You Where Here", c’est aussi celle des tensions qui animaient les relations entre le chanteur et guitariste David Gilmour et Roger Waters, chanteur, bassiste et auteur des textes.

M.-A.G.

L’histoire de "Wish You Were Here", sorti en 1975, deux ans après le succès mondial de "Dark Side of the Moon", c’est avant tout l’histoire d’une absence, celle de Syd Barrett - deux chansons, et non des moindres, lui sont consacrées -, outre le titre éponyme, "Shine on you Crazy Diamond", lui rend également hommage. L’ancien guitariste du groupe n’est pas mort, mais il est complètement ravagé par la drogue. L’histoire de "Wish You Where Here", c’est aussi celle des tensions qui animaient les relations entre le chanteur et guitariste David Gilmour et Roger Waters, chanteur, bassiste et auteur des textes.

Dans les bonus - où l’on évitera les reprises "actuelles" de "Wish" par les deux principaux protagonistes -, c’est le batteur Nick Mason, qualifié d’homme du milieu, qui donne la clé du travail du couple Gilmour-Waters : "Sans ces tensions, il n’y aurait pas eu d’albums." Alternant les interventions des frères ennemis, le documentaire évoque aussi - déjà ! - la toute-puissance de l’industrie musicale - qui voit d’ailleurs aussi bien Gilmour que Waters se questionner, après leur succès de 1973, s’ils étaient encore artistes ou hommes d’affaires. Cela donnera "Have a Cigar" et "Welcome to the Machine". "Have a Cigar", dont on rappelle au passage qu’elle ne fut pas chantée par David Gilmour mais par Roy Harper.

Au sommaire d’un documentaire riche en témoignages, on épinglera aussi celui de l’ingénieur du son de "Wish", Brian Humphies. Installé derrière la table de mixage des studios d’Abbey Road, il se pose en sage, portant un regard extérieur clairvoyant. A l’instar de celui de la photographe Jill Furmanosky, 21 ans à l’époque. Eclairants, tout autant, les commentaires du concepteur des pochettes, Storm Thorgerson, et du caricaturiste, Gerald Scarfe. Ah oui, il y a 37 ans, on ne trichait pas avec les ordis : l’homme qui brûle s’enflammait vraiment et était entouré de 20 personnes tenant des extincteurs...

1 DVD Eagle Vision/Pias