Tame Impala, premiers de la classe

Plus puissant qu’une Chevrolet du même nom lancée plein gaz dans votre direction, Tame Impala déroulait mardi à l’AB devant un parterre si saturé qu’on n’y voyait même plus ses pieds...

N. Cap
Tame Impala, premiers de la classe
©JC Guillaume

Plus puissant qu’une Chevrolet du même nom lancée plein gaz dans votre direction, Tame Impala déroulait mardi à l’AB devant un parterre si saturé qu’on n’y voyait même plus ses pieds. Pourtant, au cœur de l’hiver 2010, c’est sous les arcanes du modeste Witloof Bar que nous avions pour la première fois goûté aux psychédélices du combo australien.

En deux ans, Kevin Parker, sa babyface et ses quatre complices de scène en ont parcouru du chemin, du statut de poulain indie prometteur à celui de pur sang de l’écurie Live Nation, forts depuis quelques jours d’un second album intitulé "Lonerism". Si les compos qu’ils renferment ont encore cette hypnotique complexité mais s’avèrent un rien plus pop que celles du génial "Innerspeaker", les tubes de ce dernier font toujours plus de dégâts en live. Tout comme le magistral "Half Glass Full of Wine", issu du EP originel de la bande, dégainé avant le rappel. Déferlante d’électricité, tourbillon de réverbe, précision instrumentale et vertige vocal pour une prestation caviar où il ne manquait finalement qu’un zeste de folie.