The Vaccines en service minimum

On se demande parfois ce qui inspire les groupes de rock quand ils choisissent leur nom de scène. Pourquoi donc les Anglais Justin Young (voix et guitare), Árni Hjörvar (basse), Freddie Cowan et Pete Robertson (batterie) ont-ils décidé de s’appeler The Vaccines ? Peut-être est-ce une certaine prétention à vouloir combattre la dépression Ce que les 4 gaillards réussissent au fond pas mal avec leur musique à l’énergie joliment contenue. Leur premier album, What Did You Expect from The Vaccines, n’était pas passé inaperçu au moment de sa sortie en 2011. Il avait même soulevé un bel enthousiasme en Angleterre. Encore fallait-il confirmer. The Vaccines n’a pas traîné à le faire. Un an et demi plus tard, le groupe anglais sortait son second album. Enregistré à Bruxelles et fraîchement sorti, Come of Age garde la même veine rock’en’rollienne que le premier. Battre le fer tant qu’il est chaud. Le quatuor était de passage à l’Ancienne Belgique vendredi moins d’un an après leur premier passage à Bruxelles pour assurer le service après-vente de leur nouvel album.

V.R.

On se demande parfois ce qui inspire les groupes de rock quand ils choisissent leur nom de scène. Pourquoi donc les Anglais Justin Young (voix et guitare), Árni Hjörvar (basse), Freddie Cowan et Pete Robertson (batterie) ont-ils décidé de s’appeler The Vaccines ? Peut-être est-ce une certaine prétention à vouloir combattre la dépression Ce que les 4 gaillards réussissent au fond pas mal avec leur musique à l’énergie joliment contenue. Leur premier album, What Did You Expect from The Vaccines, n’était pas passé inaperçu au moment de sa sortie en 2011. Il avait même soulevé un bel enthousiasme en Angleterre. Encore fallait-il confirmer. The Vaccines n’a pas traîné à le faire. Un an et demi plus tard, le groupe anglais sortait son second album. Enregistré à Bruxelles et fraîchement sorti, Come of Age garde la même veine rock’en’rollienne que le premier. Battre le fer tant qu’il est chaud. Le quatuor était de passage à l’Ancienne Belgique vendredi moins d’un an après leur premier passage à Bruxelles pour assurer le service après-vente de leur nouvel album.

A entendre leur musique, on sent bien que le groupe joue sous influence. Les références sont multiples. Baladé dans le répertoire punk-rock des années 80, on croit y déceler tour à tour du Ramones, du Clash, du Dinosaur junior. Mais The Vaccines ne s’y cantonne pas. Justin Young donne à certaines des compositions comme un air de balade celtique quand il ne verse carrément pas dans la Beatlesmania. Le mélange des genres, le groupe l’affectionne manifestement. Il monte sur scène sur les notes d’un classique du répertoire d’Electric light orchestra que les nombreux jeunes fans n’auront sans doute pas identifié et qui ne cadre a priori pas avec leur musique plutôt carrée.

La prestation des Vaccines est, de fait, nerveuse. Sans temps morts excessifs. Mais pas sans moments plus calmes. Le chanteur rappelle à plusieurs reprises qu’il versait davantage dans le folk que dans le rock avant la formation du groupe. La set list laisse une part belle aux singles du premier album. Ce qui a ravi le public qui ne connaissait manifestement pas encore très bien le second album. Des morceaux comme Wetsuit et If You Wanna sont repris en cœur : ils font déjà figure d’hymne pour le groupe.

La joie que le quatuor dégage sur scène n’enlèvera cependant pas comme un arrière-goût de trop peu. Une heure de concert, c’est maigre pour un groupe qui peut légitimement penser devenir un acteur majeur de la scène rock.