Les bijoux de Micachu

Si l’on croit un temps débouler dans une plaine de jeux à l’instant où l’on pose l’une de leurs deux plaques épicées sur la platine du salon, les choses se corsent rapidement dès lors qu’il s’agit de décrire plus avant les mélodies tous azimuts de Micachu et de ses Shapes.

Nicolas Capart
Les bijoux de Micachu

Si l’on croit un temps débouler dans une plaine de jeux à l’instant où l’on pose l’une de leurs deux plaques épicées sur la platine du salon, les choses se corsent rapidement dès lors qu’il s’agit de décrire plus avant les mélodies tous azimuts de Micachu et de ses Shapes.

Un fourre-tout qui lorgne plus souvent qu’à son tour du côté pop de la force tout en satisfaisant à l’envi ses inspirations punk, formant une mosaïque sonore de rifs énervés, de percussions bricolées et de vocalises décalées.

Au sommet de ce joyeux triangle on trouve donc l’étrange Mica Levi, demoiselle aux cheveux courts et chamboulés, perdue dans ses t-shirts difformes mais en pleine possession de ses moyens quand elle doit mener sa petite troupe au front.

Après un bijou de premier album intitulé "Jewellery" et façonné sous la houlette de l’orfèvre Matthew Herbert, le trio rempilait cette été avec "Never", suite musicale logique des travaux entamés en 2009. Toujours bien épaulée par ses complices Raisa Khan au clavier et Marc Pell aux baguettes, Micachu y explore désormais ses envies eighties et ne manque pas de tourner chaque refrain de façon ludique. Une explosion de couleurs et de notes qui devrait précéder dans le chef des présents spectateurs une explosion de bonne humeur.

Bruxelles, Botanique [Rotonde], le vendredi 2 novembre dès 19h30. Prix: 10€/13€/16€. Infos: www.botanique.be.