Un Pukkel dans le vent, mais à l'abri des bourrasques

Terminus en gare de Kiewit. C'est le dernier rendez-vous incontournable de l'été festivalier. Certes, il reste encore l'une ou l'autre plus petite escale, mais ce Pukkelpop risque une fois de plus de s'imposer comme l'ultime grand bouquet final.

Nicolas Capart
Un Pukkel dans le vent, mais à l'abri des bourrasques
©BELGA

Terminus en gare de Kiewit. C'est le dernier rendez-vous incontournable de l'été festivalier. Certes, il reste encore l'une ou l'autre plus petite escale, mais ce Pukkelpop risque une fois de plus de s'imposer comme l'ultime grand bouquet final. Avec néanmoins, de petits tracas venteux cette semaine, et l'envol inopiné d'un chapiteau, pourtant après obtention préliminaire du feu vert sécuritaire. D'aucuns n'ont du coup pas manqué de railler l'organisation, brandissant la dépouille de feu-l'édition 2011 meurtrière. Qu'importe, un simple rappel à l'ordre pour Chokri Mahassine et ses acolytes qui n'en seront sans doute que plus prudents encore. Un soupçon de parano subsiste quand même, les bulletins météo de l'IRM publiés tous les quarts d'heure en attestent, sans parler de l'application «I am OK» lancée par Belgacom pour rassurer les parents. Toutefois le ciel semble clément.

Pour conjurer le sort, défier le danger ou simplement prouver que nous ne reculons devant rien pour vous transmettre l'info musicale, c'est immédiatement vers la tente incriminée – coquet mais visiblement solide Club – que nous nous rendions jeudi aux bons soins d'Hamilton Leithauser. Un hôte un tantinet hérissé au moment d'arriver sur les planches, menottes en poche, avec un petit quart d'heure de retard. Salut circonspect d'une audience disparate d'un furtif «Whatever, i don't need anyone». Sans Walkmen, le groupe dont il était leader jusque fin 2013, et presque sans public, avec au mieux 200 têtes de pipe dans la place, tandis que les oreilles de ceux qui assistaient au coup d'envoi sur la Main stage avec Wallace Vanborn sont déjà à l'infirmerie.

Très british dans le flegme, le pourtant natif de Washington DC débarque en Limbourg pour baptiser son premier disque depuis le split des Walkmen. Le très pop "Black Hours", publié fin juin. Un petit solo aux relents menthe à l'eau: pas bien goûtu mais piquant par moment. «We came all the way to play here tonight... euh... this morning» ironise-t-il avant d'entonner "5AM". Bien intentionné mais bougon, misanthrope et râleur mais élégant chanteur, Leithauser fut une sympathique mise en oreille.

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