Geneviève Laloy fait son cirque royal

Grand concert familial pour célébrer dix ans de scène. Surprises et acrobaties en vue. Avant-propos.

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© haulot
Laurence Bertels

Un projet fou, dix ans de chansons, cent mille spectateurs et autant d’envies de faire la fête… Geneviève Laloy, auteure, compositrice, interprète, et sa famille au sens large, investissent le Cirque royal pour un concert tout public ce 27 décembre devant un éventuel millier de spectateurs. Eventuel, car la frilosité ambiante n’encourage pas à sortir, encore moins avec des enfants. Tout le secteur artistique en souffre. Geneviève Laloy n’est pas épargnée.

Tout public

Dommage car "L’Amélie Poulain de la chanson française", comme l’a très justement baptisée la presse néerlandophone, a de belles choses à dire. Et surtout à chanter. Elle est aussi l’une des meilleures voix de la chanson jeune public, une chanson qui, pour sa part, s’oriente de plus en plus vers le tout public. L’artiste, il est vrai, non contente de proposer parfois des chants des plus engagés, s’entoure également d’une fameuse brochette de musiciens : Didier Laloy à l’accordéon diatonique, Philippe Laloy aux flûtes et saxophones, Thierry Crommen à l’harmonica ou encore Marie-Sophie Talbot au piano et percussions pour ne citer que quelques-uns de ces fous de folk et de jazz. De quoi, en temps normal, drainer effectivement, un millier de personnes.

"On maintient la jauge à mille, malgré le contexte. C’est vrai, c’est un projet fou, audacieux mais on voulait marquer le coup, faire la fête pour nos dix ans de scène, pour partager, parce qu’on est vivants. On voulait rassembler tout le monde pour le plaisir, pour la culture, pour la vie. Il s’agira d’un vrai concert avec de belles ‘Surprises !’ comme des circassiens de l’Esac (Ecole supérieure des arts du cirque) à la roue Cyr, au trapèze fixe, des danseurs de claquettes ou les chanteuses du quartet ‘Elles s’y promènent’ qui revisitent des chants plus traditionnels", nous explique Geneviève Laloy avant de s’enquérir de la commande de sandwichs ou de costumes et de reprendre la répétition dans cette grande salle couleur brique de la rue d’Artaban, à Schaerbeek, partagée par de nombreux artistes. "C’est un peu la soupe, désolée, mais on doit avancer car certains musiciens doivent partir. Bon, on la traverse celle-ci. On y va !"

Elle swingue. Le "la" est donné. Le "Elles" aussi, celui de ses premières "Hirondelles" qui, en l’occurrence, firent le printemps.

Ligne claire

Sa voix ligne claire et polychrome nous enchante depuis longtemps et s’est fait remarquer bien au-delà de nos frontières. Il faut dire que dans la famille-tribu Laloy/Yerlès, on apprend à chanter et à jouer avant de parler ou marcher. A peu de chose près. Tous frères ou cousins, ils ont agrémenté les fêtes de famille de leurs saynètes ou chansonnettes. Chacun y allait de sa partition. Voilà qui laisse des traces. Telles "Si la terre…", "Hirondelles", "Bleue" et bientôt "Allumettes", quatre CD comme autant d’éléments dont des titres seront repris au cours de cette soirée événement qui s’adresse à tous. Nombre d’adultes y viendront sans enfants. Alors pourquoi l’artiste s’est-elle tournée vers le jeune public ? "Cela s’est fait naturellement. Je n’y ai pas longuement réfléchi. Peut-être parce que je parle souvent d’enfants dans mes chansons. Ou parce que ma voix n’est pas rocailleuse, qu’elle est plus limpide. Quand je travaille avec des enfants, je monte un peu plus dans les aigus pour me rapprocher de leur tessiture", nous dit encore la chanteuse lorsqu’on évoque avec elle la gravité et la maturité d’une voix qui devrait enchanter le Cirque royal.

Bruxelles, le 27/12 à 18h00 au Cirque royal. Tickets : www.cirqueroyal.org. À partir de 27 €. Dès 5 ans.


La douce nuit de Gabriel Ringlet

S’il est une messe de Noël particulièrement prisée en nos contrées, c’est bien celle de Gabriel Ringlet. Elle se déroulera le 24 décembre, bien sûr, à 16 et 18h - mais il vaut mieux arriver au moins 45 minutes à l’avance ! - à l’église de Perwez. Et, surprise du chef, si l’on ose dire, la messe sera accompagnée par Geneviève Laloy, Didier Laloy et Kathy pour le duo Belem, et par les Muses. Mais pourquoi l’abbé Gabriel Ringlet a-t-il fait appel à la fine équipe ? "Didier Laloy est un ami de longue date. Nous avions notamment créé ‘L’homme qui marche’ de Christian Bobin avec Jean-Marie Pétiniot dans une mise en scène de Philippe Vauchel. Didier Laloy prolonge les mots à travers ses notes. On ne sent pas la transition. C’est rare. Seuls les grands musiciens peuvent se mettre au service d’un texte", nous dit G.Ringlet qui, pour sa messe de Noël, voulait à la fois réjouir les enfants et les personnes âgées. "Voilà pourquoi j’ai voulu associer Geneviève Laloy à la messe car elle s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes tout en ayant beaucoup de contenu. Il y aura également l’ensemble vocal des Muses qui m’accompagne depuis des années. On mêlera donc les grands classiques de cette douce nuit aux chants plus contemporains pour un ensemble homogène. Avec, en toile de fond, le conte du Quatrième roi, celui qui arrive en retard, à Pâques en réalité comme cela, je fais le lien. Et on fera un maximum de publicité pour le concert de Geneviève !"