Les Ardentes : les top et flop de la deuxième journée

Nicolas Capart

A l'instar de la veille, vendredi, le festival liégeois débutait sous un soleil radieux. Retour sur ce qu'on a aimé et ce qui nous a moins plu en cette deuxième journée.


+ Ambiance au firmament

Après le déluge du coup d'envoi la veille, le soleil était de retour en force au-dessus de la cité liégeoise vendredi. Et avec lui, tout ce qui, aux Ardentes, nous a toujours séduits. Loin de nous l'envie de faire du prosélytisme festivalier wallon ou quelqu'autre généralisation. Mais, à force de sillonner les allées de festivals comme Rock Werchter, force est de constater qu'en bord de meuse, la convivialité se décline sur un autre ton. La parenthèse se referme déjà mais que de bonnes ondes et quel plaisir d'être dans un événement comme celui-là.


+ Roméo et la mifa

On pensait trouver aux pieds de Roméo Elvis l'ambiance la plus chaude depuis l'entame des festivités de cette seconde journée. Plus encore qu'à Couleur Café, l'enfant prodigue dur rap noir-jaune-rouge allait rencontrer le cœur de sa fanbase aux Ardentes liégeoises, dont les troupes demeurent assez jeunes en moyenne. C'était sans compter le cagnard qui nous a littéralement anesthésiés. Peut-être aurait-il fallu programmer Roméo un peu plus tard dans la soirée… ? Peut-être qu'alors beaucoup plus de remous auraient traversé la foule quand il a dégainé "Tu vas glisser"… ? Mais en dépit de son jeune âge et de son expérience encore en chantier, le Bruxellois sait déjà très bien manœuvrer. Il déroule alors ses morceaux de lovers ("Lenita", "Drôle de question", "Bébé aime la drogue", "Les Hommes ne pleurent pas"), inonde la plaine d'amour et termine en mode "QLF" avec sa frangine Angèle. Bien joué.

Les Ardentes : les top et flop de la deuxième journée
©Michel Tonneau


+ Damso est bon en live

Le rap belge, toujours le vent en poupe, voyait deux de ses plus influents représentants du moment débarquer en bord de Meuse vendredi. Roméo Elvis, qui représente en schématisant un brin la face éclairée de la scène hip hop du plat pays, drôle, potache mais pertinente et bon esprit. Et puis Damso, qui prenait possession des planches dans la foulée, prince nwaar de la face sombre de cette même scène, tout autant et même plus auréolé de succès. Totalement acquis à la cause de cette jeune armoire à glace de 25 ans, que nous considérons comme le plus gros talent brut et le plus impressionnant succès musical belge depuis la lévitation de Stromae, nous avions été le voir à Paris, au We Love Green, pour l'une des toutes premières apparitions de sa première véritable tournée. Pas encore totalement au point à l'époque, Damso semble avoir beaucoup travaillé au vu de la prestation qu'il a ici livrée. S'il emmagasine aussi vite, rien ni personne ne pourra l'arrêter.