Les Ardentes : les top et flop de la troisième journée

- Alors on danse plus ? Samedi, nous nous sommes réveillés un tantinet frustrés. Il fut un temps où les Ardentes, la nuit venue, se transformaient en gigantesque dancefloor jusqu'à ce que le soleil ne revienne briller. C'est à cet endroit précis que le béton et la froideur des halles des foires revêtaient tout leur intérêt. Mais, vous le savez, toutes les festivités se jouent en extérieur désormais. De cela, nous aurions pu nous accommoder. Un peu moins par contre du nouveau couvre-feu imposé. A 2h, la lumière s'éteint et les notes s'évanouissent sous nos chevilles affamées. Cette très belle deuxième soirée en bord de Meuse aurait mérité d'encore se prolonger.

Nicolas Capart

- Alors on danse plus ?

Samedi, nous nous sommes réveillés un tantinet frustrés. Il fut un temps où les Ardentes, la nuit venue, se transformaient en gigantesque dancefloor jusqu'à ce que le soleil ne revienne briller. C'est à cet endroit précis que le béton et la froideur des halles des foires revêtaient tout leur intérêt. Mais, vous le savez, toutes les festivités se jouent en extérieur désormais. De cela, nous aurions pu nous accommoder. Un peu moins par contre du nouveau couvre-feu imposé. A 2h, la lumière s'éteint et les notes s'évanouissent sous nos chevilles affamées. Cette très belle deuxième soirée en bord de Meuse aurait mérité d'encore se prolonger.


+ Mountain Bike, guitares au poing

Après 48h en mode dents et chaîne en or, samedi, les Ardentes relâchaient juste un peu la bride hip hop au profit de quelques guitares, juste pop ou électriques. Un changement de menu qui provoquait du même coup un changement de faune. Et de voir en pagaille sortir des TEC bondés une plèbe aux atours plus rock'n'roll. Pour satisfaire ces messieurs-dames, Mountain Bike était aux commandes du Parc Astrid très tôt dans la journée. Devant une foule forcément disparate qui sera gratifiée de la même fougue, de la même énergie et d'aussi bonnes blagues potaches que si elle était faite de milliers de festivaliers. Cette clique-là, c'est toujours un succès.


+ Gabriel Garzón-Montano, le charme chaud

Notre rencontre fut brève, mais les vingt minutes que nous avons passées en sa compagnie nous ont totalement charmés. A l'instar d'une carrière qualitative mais parcourue sur la pointe des pieds, Gabriel Garzón-Montano occupait la déjà grande scène de la Wallifornia Beach en ayant presque l'air de s'excuser. Derrière son piano pourtant, le Franco-Colombien sait y faire, et sa voix angélique parfaitement maîtrisée a le don d'hypnotiser. Sur nous, ça a marché. Le jeune homme publiait il y a peu un deuxième album aux couleurs r'n'b, électro et nu-soul plutôt très bien ficelé ("Jardin"). Et cette furtive fin de prestation est l'excuse parfaite pour nous y replonger.

Les Ardentes : les top et flop de la troisième journée
©Michel Tonneau


- Une Femme incomprise

Avant tout, nous aimons La Femme. Nous aimons les deux disques des Parisiens. Leur image de yéyés du futur, leur univers foutraque et singulier, leur côté punk et leur attitude borderline totalement assumée... Pourtant, cette fois, ça ne l'a pas fait. L'an dernier sur la plaine du Dour Festival, devant un public éduqué à la chose indé, les joyeux drilles de La Femme avaient cartonnés. Aux Ardentes, ils se sont ébroués sans vraiment parvenir à saisir l'assemblée. La faute peut-être aussi à la scénographie choisie ce samedi, animée avec entrain par une sirène sans complexe mais sans don pour les chorégraphies, dont la garde-robe fluo et les courbes ondulantes ne nous ont pas vraiment séduits.

Les Ardentes : les top et flop de la troisième journée
©Michel Tonneau