Black midi : attention, univers en expansion

Le post punk et le math rock de Black Midi sautent comme le dernier phénomène rock venu de Grande Bretagne. Une effervescence méritée, à force de concerts épatants.

Michi-Hiro Tamaï
Black midi : attention, univers en expansion
©Black Midi

Le post punk et le math rock de Black Midi sautent comme le dernier phénomène rock venu de Grande Bretagne. Une effervescence méritée, à force de concerts épatants.

L’histoire ne dit pas si Black Midi a suivi des cours de marketing à la Brit School, école des arts de la scène de la banlieue sud de Londres. Formé sur les bancs de cette pépinière de la pop anglaise (d’où sont sortis Adele, les Kooks et Amy Whinehouse), ce quatuor math rock cultive en tout cas un mutisme médiatique et web calculé. A l’heure où des artistes émergeants inondent Bandcamp et Youtube, le groupe à la solide réputation scénique cultive ainsi le mystère.


La rédaction du célèbre New Musical Express hissait Black Midi parmi les « 100 artistes essentiels qui domineront 2019 ». Attisant des festivals de renom et la presse, depuis un an, en Grande Bretagne (et par-delà), ces kids qui oscillent entre post punk, math rock et rock progressif fascinent et embrasent les scènes qu’ils investissent. Le magazine Gonzaï ne tarissait ainsi pas d’éloge à leur sujet, lors de leur passage au dernier Sonic City de Courtrai, programmé par Courtney Barnett.

La scène avant tout

Métronome tellurique et humain, Morgan leur batteur stupéfiait également l’édition 2018 du Guess Who? d’Utrecht, sous nos yeux - et nos oreilles - ébahis. Les incontournable britanniques de Shame dont ils ont assurés une foule de premières parties ne tarissent enfin pas d’éloges sur eux. Virant parfois vers de la noise, à coups de riffs sombres, ce combo nerveux a donc fréquenté et allumé les meilleurs festival indés européens. Pas d’EP et encore moins d’un album en poche. Contrairement à certains artistes rapidement jetés en tournée suite une hype web, Black Midi se forge donc avant tout une réputation scénique. Un bienfait.


Originaire de Selhurst à Croydon (dans la banlieue de Londres), ce groupe insaisissable ne devrait plus rester, très longtemps, loin des interviews. Ces derniers lâchaient ainsi récemment « Speedway ». Le tout après avoir pressé « Bmbmbmbm », premier 45 tours (déjà introuvable) produit par Dan Carey (Bat for Lashes, Kate Tempest) chez Speedy Wunderground (Rough Trade). Les fans de Battles et Holy Fuck ne rateront donc pas leur passage à Het Bos, en attendant un deuxième concert belge au festival BRDCST, le 6 avril prochain à l’Ancienne Belgique.

Anvers, Het Bos, le 19 février, dès 20h., de 9 à 11 € Infos : Tél. 03 238 23 32 Web : www.hetbos.be et concerts@hetbos.be