Premier concert-test à Spa : "C’est maintenant qu’on va savoir !"

Pour l’organisateur Charles Gardier, ces événements tests vont permettre d’offrir des perspectives durables au secteur culturel, mais pas seulement.

Le premier concert-test de la Fédération Wallonie-Bruxelles a eu lieu avec succès ce vendredi soir à Spa avec la participation du groupe liégeois Ykons. A la manœuvre pour organiser cet événement « expérimental » ? Le député MR et directeur des Francofolies de Spa Charles Gardier. Tout était prêt et parfaitement orchestré en début de soirée, avec un protocole strict à suivre, mis au point par DNAnlytics, avec la collaboration de l’ULiège pour le testing. 440 personnes ont répondu présent pour participer à cette expérience scientifique hors-du-commun. Tous ont dû être testés avant l’organisation du concert, en deux groupes séparés, l’un assistant au concert sur place, l’autre « témoin » non. Le live étant retransmis pour ceux-ci sur les réseaux sociaux. Qu’importe les conditions, tous ont joué le jeu, pour la science, pour la culture.

Du côté de l’organisateur de ce premier événement, on sentait une pointe d’excitation à la réalisation de ce projet imaginé de longue date. « C’est maintenant qu’on va savoir. Cette analyse scientifique est la première d’une longue série », a commenté Charles Gardier. « Ce qu’on voulait, c’était débloquer un processus qui permet de se projeter de façon durable pour le secteur culturel. Demander à des scientifiques de tester des protocoles, qui même en cas de rebond, de variants au mois de novembre par exemple, permettent de maintenir des activités ouvertes – culture, Horeca ou autre », autrement dit « qui permettent une perspective durable » pour ces secteurs. Il va effet selon lui malheureusement falloir apprendre à vivre avec cette pandémie, « et rien ne serait plus grave que d’être incapable de faire autre chose que d’ouvrir ou fermer. On a besoin de respirer, on a besoin de cette culture, même en cas de rebond ». S’il est important que ce premier événement-test ait lieu, il ne suffira pas. « Il faudra tester une série de protocoles différents, avec des jauges différentes » pour arriver à une conclusion scientifique.

Pourra-t-on imaginer l’organisation des Francofolies de Spa cette année ? « On ne fera pas de grands rassemblements sans avoir démarré par des plus petits, par des étapes, comme ici avec cette petite salle pour laquelle on travaille ce soir et qui doit aussi vivre toute l’année ».