Badi, la musique et #MeToo

Le rappeur bruxellois Badi a sorti il y a quelques mois son album "Trouble-fête" en collaboration avec le producteur Boddhi Satva. Il se produira ce jeudi soir au Volta à Bruxelles. Rencontre avec l'artiste pour évoquer sa musique, ses prises de position et la cancel culture.

Badi fait figure d'ancien sur la scène belge. Après des débuts dans un rap plus classique, le Bruxellois a fait évoluer les sonorités de sa musique en fusionnant de plus en plus les genres : rap, rumba congolaise, électro, pop.

Evoquant dans un premier album des problématiques très personnelles, Badi abandonne l'introspection pour se focaliser sur ce qui va et ne va pas dans la société actuelle : le racisme, la hype autour de la culture afro-américaine, le sexisme. Et on peut dire que l'homme n'a pas sa langue dans sa poche. Quelques mois après la sortie de Trouble-fête qu'il a écrit avec le producteur Boddhi Satva et pour lequel il a reçu un Octave de la Musique en mai dernier, il a publié en juin le clip #MeToo qui dénonce le sexisme et les violences faites aux femmes. Sensible à la cause et s'étant questionné lui-même sur son comportement, il ne se voit toutefois pas comme un porte-voix malgré le manque de prise de parole de la part des hommes, notamment dans l'industrie musicale. 

Rencontre en vidéo avec l'artiste pour évoquer sa musique, ses prises de position et la cancel culture.

Badi sera en concert ce jeudi 22 juillet au Volta (20h45) et le 27 août à Brucity Marolles à Bruxelles.