Esperanzah !, premier festival “Covid Free”

Le festival de musiques du monde se tient ce week-end à Floreffe, sans masques ni distanciation.

Esperanzah !, premier festival “Covid Free”
© C. Bortels
V. Dau

Nous avons rebaptisé cette édition “Petit Esparanzah !”, mais dans les faits, le montage et la préparation, c’est un festival grandeur nature qui se met en place” se réjouit Jean-Yves Laffineur, aussi heureux que débordé. Encore impensable il y a un mois et demi, l’événement logé dans la magnifique Abbaye de Floreffe deviendra, ce week-end, le premier festival belge sans masques ni distanciation.

Au total, dix-huit groupes se succéderont sur les deux scènes habituelles : cour et jardin. Le “Village des possibles” et la “Pagode Tout Va Bien” accueilleront débats, expos et projections sur l’antiracisme, les luttes Queer, la criminalisation des sans-papiers ou encore les modèles de développement alternatif pour la Wallonie. Bars, restaurants et autres seront bel et bien accessibles, et près de 4000 visiteurs sont attendus chaque jour.

Covid positif ? Votre billet est remboursé

Longtemps rêvé, enfin concrétisé, le concept est relativement clair, “on offre un espace de liberté” insiste Jean-Yves Laffineur. Le festival est conçu comme une bulle. Il est donc indispensable de disposer d’un “Covid Safe Ticket” pour y accéder, soit un test PCR négatif de moins de 72h, un test antigénique négatif réalisé en pharmacie de moins de 48h, une vaccination complète depuis deux semaines, ou une preuve de guérison du Covid-19. Pour faciliter les contrôles, ces données seront vérifiées via le scanning du QR Code que vous pouvez télécharger sur l’application “CovidSafe” ou imprimer via le site www.masante.be. “En soi c’est très simple, le festivalier arrive avec son QR code, sa carte d’identité, c’est validé et il rentre” résume le directeur d’Esperanzah.

Le festival et le camping sont regroupés sur le même site. Le contrôle sanitaire passé, vous allez où vous le désirez avec qui vous le désirez. Si vous êtes positif, vous ne pouvez malheureusement pas rentrer, mais votre billet est remboursé.

Une affiche internationale

Ces innombrables détails techniques réglés, restait encore aux organisateurs à se pencher sur un léger détail : la programmation musicale. Difficile de monter en dernière minute un festival de musiques du monde quand ce monde est plus ou moins bouclé. “Très peu d’artistes tournent cet été” confirme Jean-Yves Laffineur, qui a opté pour une approche que l’on pourrait appeler “mondialocale”.

Le chanteur-compositeur brésilien Lucas Santtana, nouveau héraut du mouvement tropicaliste, vit à Paris. Les membres du collectif congolais Fulu Miziki sont en Europe depuis le mois de juin, et Meryl, Yseult ou Mezerg sont tous originaires de l’Hexagone.

Deux ans après sa précédente édition, Esperanzah ! relance officiellement la machine. “C’est un espoir fou pour la culture” lance Jean-Yves Laffineur, et le grand retour d’une certaine idée de la convivialité.