Avec Francofaune, la chanson française retrouve son public

Le festival bruxellois reviendra pour sa 8e édition, du 25 septembre au 19 octobre, avec une flopée d'artistes francophones du monde entier, et, évidemment, un focus sur les artistes belges.

Avec Francofaune, la chanson française retrouve son public
© D.R.
Marie Triolo (St.)

Les organisateurs de FrancoFaune ont souhaité voir les choses en grand : trois semaines, 52 concerts, 11 communes et 19 salles mythiques de la capitale. Pour la première fois, l’Ancienne Belgique, plutôt portée sur les créations flamandes et anglo-saxonnes, fera partie des lieux proposés par le festival, et rejoint les habitués comme le 140, le Botanique ou encore le VK.

En élargissant son terrain de jeu, FrancoFaune souhaite « remontrer le chemin des salles au public, après ces mois covidés » explique Florent Le Duc, son coorganisateur. L'événement restera toutefois à taille humaine et fidèle à sa raison d'être: promouvoir la diversité de la scène musicale francophone, toutes origines confondues, tout en gardant les projecteurs essentiellement braqués sur les artistes belges.

Du noir-jaune-rouge

On retrouvera notamment des artistes confirmés comme le poète alternatif Daniel Hélin, Antoine Wielemans (chanteur et guitariste du groupe Girls in Hawaii) qui fera ses débuts scéniques en français, l’orfèvre de la pop belge Nicolas Michaux ou encore l’éclectique Ana Diaz.

En 2020, Alain Chamfort avait l’objet d’une « carte belge », soit la reprise de son répertoire par un artiste de chez nous, en l’occurrence Jacques Duval. Cette année, au tour des Innocents de se prêter au jeu, en laissant le duo Twin Toes réinterpréter certains de leurs plus grands succès.

Mauro Pawlowski en duo avec Cocaine Piss

Francofaune reste un festival de concepts. On y retrouvera donc également les habituelles Cartes Blanches, accordées cette fois à Antoine Loyer et à l’illustre Mauro Pawlowski, figure incontournable du rock flamand qui donnera un set en français avec les Liégeois déjantés de Cocaine Piss, lors de la soirée de clôture.

Les Secrètes Sessions réuniront quant à elles une vingtaine de musiciens pendant trois jours, pour leur laisser le temps d’écrire, enregistrer et présenter sur scène, une série de titres inédits. Les fleurs du slam, ode à la poésie moderne, laisseront enfin le micro ouvert à tous les slameurs qui le désirent.

Camille et son « Lalàlive »

Organisée en collaboration avec le Botanique, la soirée d'ouverture de cette huitième édition permettra au public de retrouver l'intense Camille (Ta Douleur) avec son expérience vibratoire collective, « Lalàlive », durant laquelle le public se transforme en chorale. « Un symbole fort » selon Florent Le Duc, après tous ces mois où les salles de concerts sont restées tristement vides. Le lendemain, Tim Dup, révélation scène aux Victoire de la Musique, occupera l'espace.

Retrouvez la programmation complète sur https://www.francofaune.be/programme/