Avec CORE, Werchter et Tomorrowland reviennent aux bases

Trois festivals de qualité ont lieu les 26, 27 et 28 mai avec des programmations aux antipodes. OLT (Anvers) et CORE (Bruxelles) se déroulent tous deux dans un cadre magnifique. Le Brussels Jazz Week-end offre gratuitement une abondance de jazz aux Bruxellois.

Avec CORE, Werchter et Tomorrowland reviennent aux bases
©D.R.

L’ambiance est aux festivités bucoliques cette année. Le dernier week-end du mois de mai, deux rutilantes machines débarquent dans le parc d’Osseghem (Bruxelles) à la lisière du Heysel. Tomorrowland et Rock Werchter font encore et toujours le plein de festivaliers de leurs côtés. Mais les deux blockbusters ont trouvé un gentlemen agreement pour joindre leurs forces – l’un à la création du site, l’autre à la programmation – et proposer “autre chose”. “Un retour aux sources, aux racines, aux valeurs” détaille pour nous le directeur du festival Nick Wessaert. “Une approche minimaliste au cœur de la nature, avec le soin du détail, un côté artisanal, un endroit où les gens se sentent bien”.

Exit les vieilles frites noyées dans la mayo et les “pitta rolls” bien gras à 18 euros. Ici, on mange un BBQ, des fruits de mer, des dim sum, des smash burgers, des banh mi ou des petits plats libanais. Ah si, des frites quand même, mais traditionnelles et livrées par un chef.

25 000 personnes à Osseghem

Puis il y a les scènes, nouvelles, elles aussi. “Nous aurons deux “stages” dans les bois et deux autres à découvert” poursuit Nick Wessaert, bien rodé au storytelling par ses années d’expérience au sein de l’équipe de Tomorrowland. “Ardo, la grande scène est entièrement composée d’écrans LED, adaptables aux demandes des artistes, qui peuvent donc créer leur propre univers en fonction de leurs envies. Endoma est une tente, relativement sombre, pour lui donner un esprit “club”. Restent Orlo, notre scène disco pensée pour créer une proximité maximale entre la cabine du DJ et son audience, et enfin Alt Verda, logée dans le magnifique théâtre de verdure.”

En 2022, l’ambiance d’un festival, l’esprit qui s’en dégage, l’accessibilité aux bars, aux toilettes, à la restauration et aux transports est aussi importante que l’affiche, pour attirer une audience avide d’“expérience”. Mais Core a, en prime, les moyens de ses ambitions sur le plan artistique. Les 27 et 28 mai, de très grands noms du rap (Nas, Action Bronson, Stormzy) et de belles promesses pop (Celeste, Joy Crookes, Lous and The Yakuza) côtoient les superstars de la musique électronique (Paul Kalkbrenner, Nina Kraviz, Peggy Gou, Ross From Friends, Jamie XX, Agoria, The Blaze) et la crème de la scène “indie” (Caribou, Fatima Yamaha, Daniel Avery, Sofia Kourtesis,…). Un mois avant Couleur Café, qui se trouve exactement sur le même site depuis plusieurs années, 25 000 personnes sont attendues dans le parc d’Osseghem chacune des deux journées.

Avec CORE, Werchter et Tomorrowland reviennent aux bases
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